La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Conseil général de l’Eure : un budget sous pression !

Par      • 4 Nov, 2008 • Catégorie(s): Eure  Eure    

Les recettes du conseil général sont en baisse, quoi de plus normal dans un contexte économique et politique si difficile me direz-vous, mais ce n’est pas simple…

Accumulation de baisses des recettes

Il y a aussi des transferts de compétences, une nette baisse des droits de mutations et la réforme des collectivités locales qui entrent en ligne de compte. Il manque quand même 10 millions d’euros de recettes par rapport à l’année dernière, alors que le budget prévisionnel devrait être équivalent à celui de l’année dernière, soit environ 600 millions d’euros.

« C’est la première fois que je prévois de voter un budget avec des recettes en baisse » a déclaré Jean-Louis Destans, notre président du conseil général.

La pression fiscale

Ce qui ne l’empêche pas d’écarter une hausse massive des impôts, sans pour autant être sûr de pouvoir échapper à une augmentation de la pression fiscale en 2009. Au cas où, il s’agirait d’une hausse minime et « certainement pas à deux chiffres » a-t-il ajouté.

Une situation voulue

Il ne cache pas que ce contexte difficile « est voulu par un président de la République qui veut peser sur les ressources des collectivités territoriales, avec, notamment, la diminution des dotations de l’Etat et la suppression pour plus de 200 collectivités de la dotation de solidarité urbaine« . La progression des dotations de l’Etat ne sera que de 0,5 % à 0,9 % selon les études menées par le conseil général, alors que l’inflation est de 3 % !

Les recettes du département

Les deux principales recettes des départements sont la taxe professionnelle et les droits de mutation. Or, la réforme de la taxe professionnelle est restée inachevée et la baisse des droits de mutation ne sera pas sans poser problème.

En effet, les délais de vente rapides, la hausse des prix de l’immobilier et celle du nombre de permis de construire ont multiplié par trois cette recette pour la collectivité, mais il y a une stagnation sur les six premiers mois de l’année et surtout une baisse d’activité depuis le mois de juillet.

« Que faire ? »

Comme le dit si bien Jean-Louis Destans… Il précise qu’il ne veut pas « ajouter de la crise à la crise » notamment en coupant dans les compétences obligatoires du département – RMI, APA etc… – ou en diminuant l’investissement, puisque les collectivités locales sont les premiers investisseurs économiques.

Eviter le piège

Il ne veut pas « tomber dans le piège absolu dans lequel veulent nous faire tomber ceux qui nous veulent du mal en augmentant la fiscalité » ou « l’endettement pour repousser à plus tard les problèmes d’aujourd’hui« . Comprenez, par « ceux qui nous veulent du mal« , le gouvernement et son projet de supprimer les départements, notamment grâce à cet étranglement financier qui les pousse à augmenter les impôts et donc les discrédite aux yeux de la population, pour mieux les faire disparaître.

La solution ?

« S’adapter avec un mixte » selon le président du conseil général. « Il va falloir évaluer certaines des politiques mises en place, peut-être limiter certains programmes et un effort particulier sera inévitablement porté sur l’investissement« . La marge de manoeuvre est faible, mais en cette sombre période, ce qui compte c’est déjà de faire de son mieux et gageons que Jean-Louis Destans saura le faire, comme à son habitude.

Crédit photos : conseil général de l’Eure, au Marbre

Voie Militante Voie Militante

Tags : ,

Les Commentaires sont clos.