La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Les Amérindiens dans l’hémicycle Haut-Normand

Par      • 11 Sep, 2010 • Catégorie(s): Haute-Normandie  Haute-Normandie    

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ma dernière lecture. Oui,  je sais… je devais m’ennuyer pour passer quelques minutes à lire le dernier numéro de « ma région« , N° 89 du magazine de la région Haute Normandie.

Dans Tribune libre, rubrique où chaque groupe d’élus de la région peut s’exprimer librement, Europe Écologie y va aussi de son petit refrain. L’auteur de ses quelques lignes, Perrine Hervé Gruyer (oui vous ne rêverez pas elle a signé, la seule d’ailleurs), serait-elle devenue  patronne du groupe, ou aurait-elle profité d’un coup de fatigue de ces collègues élus  Europe Écologie ? Comme vous voulez !

Tout y passe…  Nos cousins « les amérindiens », les 7 générations, le béton, la responsabilisation, les élus garants de la bonne gestion. Grand texte politique dans la DROITE ligne d’Europe Écologie. Pour se rendre compte de la grande cohérence du discours, je vous invite également à lire l’article sur la Ferme de Perrine dans Politis.

Je suppose que ces amis élus d’Europe Écologie  étaient en vacances , à moins que l’article ait été écrit, par l’ensemble du groupe  aux journées d’été d’Europe Ecologie.

Allez c’est parti pour la petite lecture, chères lectrices et chers lecteurs vous allez découvrir un nouvelle manière de faire de la politique, et surtout de parler d’Écologie Politique.


Tribune libre

GROUPE EUROPE ÉCOLOGIE

Avant de prendre une décision importante, certains peuples amérindiens avaient coutume de s’asseoir pour réfléchir aux conséquences de leur choix pour la septième génération après eux.

Notre société change si vite que sept générations, c’est beaucoup… Et si nous nous projetions dans deux générations ? En 2060, les Haut-Normands auront-ils besoin de routes dont ils devront encore payer la facture alors que le pétrole sera devenu un luxe ? Auront-ils besoin d’électricité nucléaire alors que des sources d’énergies renouvelables, plus performantes et moins coûteuses seront accessibles ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils auront besoin de se nourrir ! Sainement et à proximité… Il est donc de notre responsabilité aujourd’hui de préserver nos terres et productions agricoles de plusieurs dérives : celle de la «bétonisation» des sols – victimes de l’étalement urbain – qui soustrait chaque année des hectares de bonnes terres ; celle de la stérilisation des sols (sans parler des dégâts sur la qualité de l’eau et notre santé) par l’utilisation de pesticides et intrants de synthèse ; celle d’une agriculture productiviste qui s’est rendue prisonnière des fluctuations des marchés internationaux.

En tant qu’élus, nous sommes les garants de la bonne gestion de nos territoires, mais aussi les architectes de leur devenir. Montrons l’exemple au niveau régional en incitant à préserver les terres agricoles de constructions ou d’exploitations nocives.

Perrine Hervé- Gruyer

Crédit photos : Amérindiens, PSDR

Voie Militante Voie Militante

Tags : , , , , , ,

6 Réponses »

  1. @Greenman

    Sur le fond, je partage entièrement le point de vue de Perrine Hervé-Gruyer. Mais c’est sur la forme que cela me pose question.

    Dans l’Éveil Normand, nous apprenions avant-hier que la Ferme du Bec Hellouin allait recevoir une aide de la RÉGION HAUTE-NORMANDIE de 160000 euros pour un projet de centre de formation de 600000 euros. Or, Perrine Hervé-Gruyer a été élue conseillère régionale sur la liste Europe Ecologie à l’occasion des élections régionales de mars dernier. Même si je ne doute pas un seul instant qu’elle et l’intégralité du groupe Europe Écologie n’ont pas participé au vote, je crois que son message perd totalement en crédibilité. C’est bien dommage !

    Quant aux agriculteurs du coin, ils sont tous simplement furibards.

    NB Le fait qu’elle est signée en son nom me semble totalement anecdotique.

  2. Chapeau bas à la Ferme du Bec Hellouin.

    Obtenir 160 000 euros de subventions pour un investissement de 600 000 euros, à l’heure où le président Le Vern annonce un serrage de vis (voir son interview sur Drakkaronline http://www.drakkaronline.com/article96426.html), c’est tout simplement remarquable.

    « Agir autrement » dit le président Le Vern, le projet doit être effectivement sensationnel !
    27% d’un projet privé financé par des fonds publics !
    Du jamais vu.

    Et les bédas du coin n’ont qu’à se réjouir : ils auront un centre de formation à leur porte !

    Je suppose que toutes ces techniques de culture ne sont pas enseignées dans les lycées agricoles, ni les CFA.
    Tiens c’est pas de la compétence de la région, ces trucs la ?

  3. C’est normal que ce texte me donne envie de rigoler ? Pas celui de Greenman, l’autre !

  4. La ferme du bec…
    Eh bien je dois avouer que je ne sais pas trop quoi en penser…
    Le point de départ me convient forcement. C’est une évidence…
    Mais quand on fait autant de publicité, quand on a le droit à autant de faveurs journalistiques. Quand le faire savoir est bien plus présent (ou au moins tout autant) que le savoir faire, je commence à douter.
    Je suis surement rétrograde, mais j’ai l’impression que de nos nombreux agriculteurs (bio et non bio) dans le coin souffrent et travaillent beaucoup avec un retour un peu moins valorisant.

    On vit dans une époque ou la publicité, le lobbying et les tech de co. sont de rigueur. Ca y est, c’est confirmé, ces notions sont arrivés près de chez nous. Si c’est pour le bien de tout le monde et que les autres agriculteurs, maraichers profitent de cet éclairage médiatque, tant mieux, sinon …

Laisser une Réponse

*