La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Un long dimanche

Par      • 12 Fév, 2007 • Catégorie(s): Divers  Divers    

Malgré mes différents appels à co-voiturage et à mes différents appels tout court, je me retrouvais samedi seul à aller à la réunion des secrétaires de section au cours de laquelle notre candidate présentait son pacte présidentiel.

Fidèle à mes valeurs, je me voyais mal prendre mon véhicule et faire l’aller et retour pour aller à Villepinte. Je me voyais mal aussi demander à ma femme de m’accompagner à la gare (à 30 km de mon domicile) en ce dimanche matin.

Parfois, je me demande dans quel parti nous sommes et si la relation à l’autre n’est pas vécue avant tout comme une relation de concurrence et de compétition, paradoxe d’un parti qui revendique des valeurs collectives. En tout cas, je tiens à exprimer publiquement mon raz-le-bol profond vis à vis de cet état de fait. Cumulé au traitement de faveur personnel dont j’ai été l’objet durant près d’un an (sans doute pour tester mon endurance à la douleur), j’avoue mon profond état de lassitude.

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11 Réponses »

  1. Comme je te comprends. La solidarité n’est qu’un mot, parfois vain. Vu ce que je sais, continue à bousculer « les anciens ».
    J’ai la chance de savoir ce qu’est la vrai galère, et je n’attends rien, sauf de mes proches. Un parti n’est pas une
    famille, mais un minimum. Malgré les gros défauts humains, il ne faut jamais avoir honte de ses convictions, mais plutôt
    avoir de la compassion pour ceux qui n’en ont pas.
    Te laisse pas aller.
    A +

  2. bonjour,
    les mots que je lis à ce propos me rappelle les discutions avec un ancien élu politique, maire, et autres fonctions territorials, qui voulant arréter ses mandats, donc retrouver une activité salariée normale, eut beaucoup de mal à engager cette nouvelle vie. Dans la difficulté, il demanda un soutien à certains de ces anciens partenaires politiques. Quelle surprise alors de se rendre compte qu’il ne pouvait plus les joindre au téléphone, ou qu’il n’avait pas de réponse à ses messages! son expression fut très clair: UN PANIER DE CRABE. Et il faut confier notre avenir à ces gens quel que soit la couleur politique!!!
    Bon courage
    PS

  3. Du courage, j’en ai viscéralement. Ma « lassitude » n’intervient pas au meilleur moment. Je me pose la question de savoir si les épreuves que nous subissons ne s’insèrent pas dans un parcours du combattant interne, comme pour nous préparer au combat externe.

    Je le concède : le combat interne, c’est une dimension à laquelle je ne m’attendais pas. Maintenant, cette dimension, je l’ai parfaitement intégrée. A la fois, tout cela est parfaitement ridicule.

  4. CONTACT,RELATION, ORGANISATION, non, ces mots n’ont pas toujours cours dans notre parti.
    Il aurait suffit, de la part de la Fédé , de contacter tous les secrétaires de section
    et, en fonction de leur disponibilité, organiser un déplacement dimanche dernier à Paris.
    Je pense, effectivement, qu’à la prochaine réunion de la commission « RENOVATION »il en sera fortement
    question car c’est la base de notre fonctionnement interne
    Courage Denis!!!!!!!!!!

  5. J’ose espérer que les camarades de Brionne ne sont pas allés à Villepinte sans te proposer le covoiturage ? Parce qu’il y aurait effectivement à désespérer.
    Les coups de fils à la fédé restent le moyen le plus efficace pour le covoiturage. Mais c’est sûrement plus facile d’Evreux ou de Val de Reuil, pas par volonté d’exclusion, simplement du fait du nombre de militants…
    A ma grande honte (assumée) j’ai décliné quelques jours avant, trop fatiguée, trop mal au dos. Il faut bien dormir de temps en temps.
    Ne te décourage pas, et n’hésite pas à m’appeller si besoin.

  6. @Sophie

    Ce n’est surtout pas vis à vis de mes camarades de section. Nous sommes infoutus de nous organiser sur le plan collectif. Je ne mets pas en cause la Fédé que j’ai d’ailleurs appelée. L’intersection… le collectif… sauf, parfois, pour se faire mousser ! Pour d’autres choses, on sait nous trouver.

    Je te rappelle pour en parler.

  7. Contrairement à d’autres fédés, celle de l’Eure n’a semble-t-il pas organisée de co-voiturage, de bus. Quelle dommage ! Nous aurions pu être au côté de nos camarades du Calvados présents en masse.

    Courrage Denis et donnons-nous rendez-vous le 24 février à Rouen.

    J’en profite pour vous rappeler que la section de Bernay a prévu un bus au départ de Bernay à 14h30 – place de la République (ancienne Gendarmerie). Réservation par courriel : psbernay@gmail.com ou par téléphone 06 77 27 87 17.

    Thomas

  8. Cher Denis,
    Le plus dur c’est les trente premiéres années. Après cela, tu n’as plus qu’une envie, c’est de continuer à militer pour la cause, en « l’aboureur de la mer »
    Amitiés socialistes
    Bernard

  9. Merci de tous vos messages qui me touchent sincèrement et qui me donnent du coeur à l’ouvrage. Mention spéciale à Bernard pour ton humour. ;+) 30 ans, c’est pour moi statistiquement très proche du sapin !

  10. Mon Cher Denis,
    Il est vrai que la lassitude peut quelquefois gagner les plus téméraires, mais te décourager
    voudrait dire que tu as été vaincu. Or, en l’espèce, je ne pense pas que ce soit le genre
    du bonhomme. Je crois que courant Mars un autre Villepinte est programmé…et il ne sera pas trop tard
    pour massivement aller soutenir Ségo qui en a vraiment besoin. En attendant, il y a Rouen l 24
    à nous d’en assurer aussi le succès.
    Bon courage,
    Gilles

  11. Cher Gilles,

    Ce qui me désole, ce n’est pas tant de ne pas y être allé. Ce qui me désole, c’est que nous ne soyons toujours pas capables de développer la moindre action commune. Ce n’est pas faute d’avoir tendu la perche à de nombreuses reprises. A force de ne pas être écouté, on finit se lasser ! Or, je ne pense pas que, dans le moment que nous traversons, nous pouvons nous passer de toutes les bonnes Volontés. Sauf que les bonnes volontés… elles en ont marre !!! Autant, il est facile de démobiliser. Autant il est difficile de remobiliser. J’ai un métier. Je n’ai pas un espace temps infini à consacrer à la politique.

    Pour autant, je continue de prêcher pour le développement de relations inter-sections… sans succès. Dont acte. Je n’ai pas l’habitude de chercher à me faire mal en permanence. Quand un chemin est bouché, il vaut mieux en emprunter un autre ! Au Ps, la route pourrait être droite. Car La pente n’est pas bien rude. ;+) Le savon dilué répandu sur la chaussée n’est pas toujours de nature à nous permettre de rouler vite.

    @bientôt !

    Denis.