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Régimes spéciaux : Pourquoi nous nous devions d’être dans la rue !!!

Par      • 18 Oct, 2007 • Catégorie(s): Soutien  Soutien    

Parce que ce BLOG est collaboratif et que toutes les opinions s’y expriment, je devais répondre au message de Denis ci-dessous. Parce que pendant LE DIVORCE PRESIDENTIEL annoncé de manière calculée ce jour pour occulter la grève, le mouvement syndical repart au combat. Parce que le PS ne peut et ne doit pas rester en marge de ce mouvement… pour toutes ces raisons et bien d’autres, nous nous devions, nous socialistes, d’être dans la rue aujourd’hui.

D’abord pour dénoncer une réforme qui ne répond qu’aux exigences du dogme populiste de l’UMP. Oui, c’est vrai que les régimes spéciaux doivent être réformés. Mais le problème n’est pas le régime spécial en lui même, mais son financement. Derrière la réforme du gouvernement Sarko-Fillon il n’y a que cette seule volonté de mettre fin aux avantages exhorbitants des bénéficaiares des régimes spéciaux. SNCF, RATP, EDF-GDF, LA POSTE… et tous ceux que l’on met dans la grande famille des « fonctionnaires nantis » sont visés. Exclusivement visés. C’est populaire, c’est populiste de se les payer. Cela fait du bien à l’électorat de droite. Mais si on veut réformer les régimes spéciaux, on ne peut réduire le champ de la réforme à ces seuls agents… et les agriculteurs et les artisans-commerçants et les élus?? La France compte une centaine de régimes spéciaux et pourtant, le débat en est réduit à sa portion congrue. Ainsi, 0n ne parle que de l’allongement de la durée de cotisation, on ne parle que de l’âge limite de départ en retraite… bref on marche sur les pas de la précédente loi Fillon, qui n’avait rien réglé pour le régime général… comme cette réforme aveugle ne réglera rien au coeur du problème.

Ensuite, pour dénoncer une méthode honteuse, qui ne prend les syndicats que pour des faire-valoir. Une mascarade de négociation, un calendrier fixé et figé, des marges de manoeuvre inexistante. Sarko a inventé le monologue social, disant à qui veut bien l’entendre, que les chiens peuvent toujours aboyer, la caravane de l’UMP passera, coûte que coûte. Ce qui se passe là, n’est qu’un ballon d’essai pour la suite, c’est plus qu’inquiétant.

Enfin, parce que nous avons bien des griefs contre ce Gouvernement, notamment sans sa volonté suicidaire de casser la fonction publique et donc de mettre en danger le service public, ciment de notre société. Je suis fonctionnaire, ma femme aussi. Les discours que nous entendons sont loin d’être rassurants… dans la fonction publique l’horizon se bouche, l’avenir s’obscurcit. Salaires, statuts, pouvoir d’achat, évolution de carrière, diminution des moyens humains et matériel… tous les voyants sont au rouge. Au final c’est l’usager qui en pâtit… un usager que l’on préfère client.

Voilà pourquoi nous nous devions d’être dans la rue aujourd’hui.

Ce matin devant la bourse du travail d’Evreux,nous nous sommes donc retrouvés… Alfred Recours, Gérard Silighini, Michel Champredon, Gérard Contremoulin, Antony Vallette et quelques autres… Pour marquer notre solidarité, pour nous faire entendre, pour nous opposer. Tout simplement.

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Une Réponse »

  1. Emmanuelli a dit la même chose que ce que j’ai dit hier sur le blog.

    Ces régimes spéciaux ne répondent pas de la logique de l’équité républicaine. Et pour ma part, je vois tout autant de « populisme » (il ne s’agit pas d’attaque personnelle, tu l’auras compris) dans le fait d’aller soutenir un mouvement que je crois viscéralement illégitime que d’utiliser, comme le fait Sarkozy, cette question sur laquelle l’opinion a déjà tranché. La proximité des élections ne doit pas être étrangère à l’affaire. Ca me peine.

    Pour moi, je le répète, les trois questions majeures sont le niveau de pension, le financement et la question de la pénibilité. Il est dommage que ce mouvement ne soit qu’un mouvement protestataire vide de propositions sur ces questions majeures.

    J’étais, pour ma part, à Paris aujourd’hui dans une filiale de la Poste où les salariés sont au régime général de droit privé. La circulation était plus fluide qu’à l’habitude. 1h 30 à peine pour aller à Asnières ! Les gens étaient de bonne humeur malgré l’annonce de cette terrible nouvelle : la rupture de Nicolas et Cécilia. ;+)