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Parole de militant socialiste

Par      • 7 Mai, 2007 • Catégorie(s): Points de vue  Points de vue   Soutien  Soutien    

Un événement sans précédent dans l’histoire de France s’est produit dimanche 6 mai 2007. Tous les pouvoirs présidentiels de la cinquième république, à savoir : une part substantielle du pouvoir médiatique, le pouvoir de choisir la politique de l’Etat, le pouvoir de police, le pouvoir militaire et la force de frappe nucléaire française sont rassemblés dans une seule main, celle de l’extrême droite. Celle-ci est arrivée dans le gant de la droite républicaine mais le discours, la méthode et l’immense sommeil provoqué avec autorité sur les consciences ne laissent aucun doute. Michel Rocard avait prévenu de la menace le 12 avril dans Le Monde. Il avait enfoncé le clou le lendemain sur France Inter dénonçant à travers le candidat de l’UMP /un danger public. /Mais voilà, l’histoire a voulu que le parti socialiste poursuive à gauche et manque le centre.

L’évènement est sans précédent et le danger pèse maintenant sur la fierté, voire l’intégrité nationale.

Sur le dossier nucléaire : si l’occasion se présente, celui-là même qui use du mot racaille, sera le premier à vouloir s’associer à une aventure militaire contre l’Iran nucléaire.

Sur le dossier climatique : La France endosse le risque patent de cinq années de retard supplémentaire quant à la lutte pour la stabilisation de la température dans la biosphère. De plus, alors que tout retard se paye chaque mois qui passe par une plus grande imprévisibilité des mouvements de population à l’échelle mondiale, l’arriviste de l’Elysée veut faire croire que la question des flux migratoires sera réglée par un baratin sur l’identité nationale et des opérations de harcellement télégéniques sur les représentants des peuples contraints à l’exil.

Sur le dossier social la méthode annoncée est simple : distribution de boucliers pour les riches et haro sur la pauvreté. Si tu refuses le travail qu’on t’impose tu n’auras plus à manger. Les riches contre les pauvres. L’horreur.

Face à cette situation :

J’annonce que la révolution écologique mondiale est désormais dotée de tous les attributs et qu’elle est en marche.

J’appelle chacun et chacune, quel que soit son âge, conscient individuellement de la responsabilité qu’il porte envers les générations futures, à se mettre en rapport avec l’une des formations politiques suivantes : Les Verts, Ligue communiste révolutionnaire, Lutte ouvrière, Parti communiste français et Parti socialiste.

Dénoncer un danger c’est déjà le combattre. Le combattre c’est déjà en réduire la portée. Aussi, la préservation de l’avenir m’ordonne dorénavant d’étudier avec la plus grande attention et la plus grande disponibilité toute sollicitation du parti politique que j’ai choisi. Je serai candidat à toute les consultations démocratiques où il sera permis que je porte le message et l’action, suivant par là l’invitation urgente inscrite par Al Gore dans le générique de / »Une vérité qui dérange »/.

Pascal Sejourné
Architecte, conseiller municipal à Landepéreuse

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9 Réponses »

  1. Je ne partage pas ton analyse. Sarkozy n’est pas le diable. Il n’est pas d’extrême-droite. Faut arrêter. Il a habilement mener sa campagne empruntant l’habit du démago et du bonimenteur. Par ailleurs, la vision que tu développes sur le « devoir » que nous aurions d’aller au centre est des plus combinardes qui soient. Elles nous enfonceraient définitivement aux yeux des Français. Evoluer ne signifie pas renoncer.

    Sur le fond de ton propos, je ne crois pas que l’adhésion à un parti politique de gauche est une condition suffisante pour enclencher la révolution écologique. Aussi motivant que ce soit, le fait de nous gargariser avec des mots n’a jamais fourni une réponse aux problèmes du monde.

  2. Je ne pense pas avoir écrit que nous ayons le devoir d’aller au centre, ce serait même aujourd’hui le contraire de ma pensée.
    Ségolène Royal a réalisé, me semble-t-il, une excellente synthèse à gauche sur la dernière semaine de campagne. Je suis très admiratif pour son parcours et je ne regrette rien même si l’épreuve est sévère.
    Quant à Nicolas Sarkozy, s’il n’est pas d’extrême droite, il le fait croire à s’y méprendre. Je pense que la possibilité qu’il ne soit pas un fasciste sera réalisée si nous adoptons une attitude radicale à son encontre.
    Continuons le combat,
    Pascal

  3. Alors, désolé si je n’ai pas compris la phrase : « Mais voilà, l’histoire a voulu que le parti socialiste poursuive à gauche et manque le centre. »

  4. Ma formulation est effectivement maladroite.
    La synthèse à gauche est le préalable indispensable à une ouverture réussie vers le centre. Ségolène en était encore à la première étape ces derniers jours. L’important est de n’y rien oublier et, à bien réfléchir, j’irai volontier faire maintenant un tour autour du thème croissance/décroissance; nous ne sommes peut-être pas si pressés que celà.
    Sarkozy n’a pas eu de difficulté dans l’exercice inverse. Il a labouré avec délectation les poncifs fascistes pendant plusieurs années et n’avait plus qu’à revenir vers le centre la bouche en coeur sur l’air de « j’ai changé ». Trop facile, trop léger, trop people, trop télé et sans avenir.

  5. Je ne crois pas à l’ouverture au centre. Elle rejeterait toute une partie de notre base électorale vers Besancennot. La Parti Socialiste doit se reconstruire. Le PRG et le MRC ont vocation à intégrer un parti rénové, sur des bases élargies. Nos partenaires de l’ex-gauche plurielle n’ont eu de cesse de nous taper dessus. Ils ont aussi une responsabilité dans la défaite. Plutôt que de nous taper dessus, ils auraient été avisés à se concentrer à présenter leur projet. Ils n’auraient pas fait des scores aussi pitoyables. Nous devons réaffirmer notre identité : un parti de transformation sociale pragmatique, un parti de gouvernement. Ni social-démocrate. Ni néo-marxiste. SOCIALISTE !!!

    Malgré ses erreurs de fin de campagne, Ségolène Royal est une des rares à pouvoir incarner cette ligne.

  6. D’accord pour le dialogue avec les partisans de la révolution. Les révolutions de demain ne seront pas ouvrières mais cet outil de transformation ne doit pas être absent de nos échanges de demain.
    D’accord aussi : le parti socialiste doit se poursuivre, se connaître et se construire.
    Bon 8 mai à chacun, c’est le jour de la commémoration de la victoire des alliés sur les idéologies fascistes mises en pratique.

  7. J’ai voté Ségo aux deux tours et je trouve qu’elle a fait un score formidable, mais que la gauche n’a pas fini sa transformation.

    La France ne s’orienterait-elle pas vers un système bipolaire travailliste/conservateur ? Je verrais bien le PS devenir un grand parti de centre gauche.

    Chercher le soutien de l’extrême gauche semble hasardeux : ils ne sont même pas d’accord entre eux et n’en peuvent plus de se subdiviser en querelles de clochers, tout çà pour quelques demi-points et des propositions de politique fiction séduisant les faibles d’esprit.

    Par contre le centre de Bayrou – s’il existe – pourrait fournir l’apport massif pour gagner. Mais là il s’agit de trouver un point d’accord entre une majorité de français, on entre dans le vif du sujet, il va falloir chercher des compromis. Ne plus rêver à la révolution, mais trouver comment changer les choses maintenant et ici!

    Il y 20% de français genre « beauf et fier de l’être » qui votent comme on zappe à la TV : communiste avant hier, lepenistes hier, et sarkozy aujourd’hui – populiste en général. Ceux là on peut les laisser à Sarko – et essayer de faire de la politique « propre ».

    Par contre Sarko a gagné haut la main et on doit le juger sur les actes. Quelque chose qui marche n’est ni de gauche ni de droite, c’est juste une bonne idée. Les présidentielles sont finies, les affaires doivent reprendre, faut pas tout politiser!

  8. Je trouve cette analyse binaire. Nous n’avons pas le choix d’un côté entre Besancennot et de l’autre Bayrou. Je ne cautionne aucune de ses deux lignes. La première nous plongerait dans l’ombre. La seconde ferait la part belle aux centristes apparaissant la seule issue crédible contre la droite. Nous pouvons aussi être nous-mêmes et arrimer électoralement beaucoup d’autres. N’est-ce pas ce qui s’est pas toujours passé depuis 1971 ? Nous n’avions pas besoin de cette danse du centre quelque peu macabre. Sarkozy faisait suffisamment office de repoussoir. Le problème ne situe pas dans nos hypothétiques alliances. Il est en nous-mêmes. Que sommes-nous prêts à faire pour notre parti, pour la gauche et pour la France ? L’amateurisme sur les dossiers techniques montre l’ampleur du travail à faire.

  9. Effectivement, peu importe de vouloir se placer ici ou là sur une carte politique hexagonale devenue totalement instable.
    Je ne crois pas à la méthode opportuniste mise en œuvre par le nain de jardin et qui consiste à draguer là où il y a le plus de monde.
    C’est le projet qui placera le groupe ou bien à l’extrême gauche, à gauche ou au centre selon l’origine de ceux qui y adhèrent.
    Le projet.
    Encore le projet.

    Aller, je vais travailler un peu mais franchement le cœur n’y est pas.