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Les Indignés : un million en Espagne, répression à Montpellier

Par      • 24 Juin, 2011 • Catégorie(s): Soutien  Soutien    

Ils étaient plus d’un million à manifester dans les rues de 60 villes d’Espagne, ce 19 juin, comme en témoigne les textes et la photo vue sur le site Democracia Real Ya !

A la lecture du communiqué des indignés de Toulouse reproduit ci-dessous, vous aurez  un aperçu du désarroi des autorités françaises face à la montée des indignations et à ce qui paraît de plus en plus une forme révolution, lente mais déterminée, qui contamine les esprits et gagne les citoyens.

Un contact avec Yann, dont les coordonnées figurent ci-dessous, permet de savoir que le campement comprenait ce matin avant dévastation une trentaine de personnes. Ce soir, le chiffre a presque doublé et les indignés s’organisent pour faire connaitre que leur indignation pacifique qui ne s’arrêtera pas là.

Mouvement à suivre.
Pour APIS, Jean-Noël Chassé


COMMUNIQUE SUR LES VIOLENCES POLICIÈRES

Ce jeudi 23 juin 2011 à 8H30 du matin, les forces de l’ordre ont investi le campement des indignés et militants de tous bords pour un monde meilleur aux Esplanades au centre-ville de Montpellier. Ce mouvement a débuté il y a plus d’un mois et a dû faire face à de nombreuses interventions policières (2 à 3 par semaine). De nombreuses affaires personnelles et structures ont été détruites et broyées pour un montant estimé des préjudices à plus de 2000 €.

Plus de 25 policiers nationaux, une dizaine de municipaux, garants de nos libertés, aidés des « nettoyeurs » de la société Nicolin et ses camions broyeurs, ont détruit, « volé » et broyé ce matin, sans sommation, ni dialogue avec insultes, menaces de mort et une violence sans précédent l’ensemble des structures au sol et affaires personnelles du campement.

Suite à l’appel national du mercredi 22 juin pour violences policières qui a mobilisé une centaine de personnes dont Robin des Banques du mouvement des indignés d’Espagne, ce matin, le campement était renforcé d’une vingtaine de militants et d’une structure tipi de 5 m du campement de résistance pour la liberté de Toulouse (ex anti-Loppsi). Le tipi de Toulouse, lieu d’habitation d’un sans domicile fixe d’une valeur de 300 €, les toilettes sèches, la douche, le début d’une nouvelle cuisine, une structure en bambou servant de point d’information et une dizaine de tentes personnelles ont été détruit et broyé sous nos yeux. Sacs, affaires personnelles, couchage ont connu le même sort.

Nous condamnons fermement cette action policière illégale, exécutée sans avis d’expulsion d’huissier, ni arrêté municipal, sans aucun dialogue possible ni aucune sommation à quitter les lieux et pouvoir démonter nos structures et récupérer nos biens personnels, avec insulte et une violence inouïe. De nombreux militants ont été bousculé, frappés et insultés, beaucoup sont choqués et blessés avec 2 personnes dont un mineur de 17 ans, blessés pour coups et blessures avec une interruption de temps de travail de 2 jours par certificat médical.

Des plaintes vont être déposées pour violences policières, coups et blessures, coups et blessures sur mineur, destruction de matériel personnel, vol de bien personnel, destruction d’une structure d’habitation d’un sans domicile fixe (jurisprudence), vol et destruction de documents officiels (cartes d’identité, papiers officiels), non-respect du droit de manifester son opinion (article 8 de la Constitution européenne des droits de l’homme, référé de Bayonne), expulsion sans avis d’huissier et arrêté municipal et préfectoral et vice de procédure.

En réponse à ces « vols », agressions et violences, une dizaine de personnes a spontanément décidé d’aller à la mairie pour récupérer leurs biens (dont cartes d’identité et papiers administratifs) et réquisitionner tables et chaises. Cinq personnes ont été interpellées et passées trois heures au commissariat, fichage, procès-verbal et empreintes digitales pour vol de biens publics. A noter que les interpellés ont rendu les bancs de la mairie dès que la police leur a demandé. Un responsable de la police municipale a insisté sur le fait que la police municipale ne cautionne pas l’action de la police nationale et souhaite se détacher de leurs agissements en solidarité au mouvement.

Pour le remboursement des affaires personnelles et du tipi, nous lançons un appel à la solidarité et au bénévolat. Pour tous dons et/ou aide, contactez Ivan au 06 78 26 41 19. Merci à tous de faire passer l’information par tous les moyens à votre disposition et de votre soutien à ce mouvement contestataire mondial  non-violent.

Chaque jour notre détermination grandie, poussée par ces injustices répétées, rejoignez-nous pour faire-valoir nos droits et militer pour nos libertés avant qu’il ne soit trop tard ! Merci !
Contact info et presse : Abel : 06 34 17 22 74 / Ivan : 06 78 26 41 19

Crédit photos : RFI, Tout Montpellier

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