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Bravitude, positive attitude et beaufitude

Par      • 10 Jan, 2007 • Catégorie(s): Elections  Elections   Soutien  Soutien    

Laissons à Ségolène Royal le bénéfice du doute. A ce niveau de la politique, et connaissant son art réel d’attirer à elle les papillons médiatiques, je ne crois pas qu’elle ait commis une boulette en employant le mot « bravitude ». Certains d’entre nous continuent à s’évertuer à la sous-estimer. Pour rappel, elle a grillé au poteau tous les éléphants de notre Parti et remporté les élections internes de façon incontestable.

Certes, les interventions de Jack Lang, s’extasiant devant tant d’inventivité, auraient tendance à nous faire croire à la boulette. Là encore, l’intervention du député de Boulogne a davantage focalisé les phares sur notre candidate, passant sous silence les vrais-faux débats Ump et le vote interne chez nos adversaires qui n’en avaient pas besoin. Bravo l’artiste ! On appelle cela un contre-feu.

Cette intervention a été aussi l’occasion, une fois encore, de compter les soutiens sincères dont elle peut compter dans le Parti, certains d’entre nous préférant la critique à la construction du projet présidentiel. C’est toujours plus compliqué de construire, de structurer sa pensée que de passer son temps à dénigrer. Je voudrai dire à ces pisse-froid que le temps du débat interne est terminé et que nous devons faire front, nous ranger en ordre de bataille pour la Présidentielle. Le plus tôt sera le mieux. Certains n’ont, semblent-ils, toujours pas digéré leur défaite. Il est grand temps qu’il comprenne que Ségolène Royal incarne le renouveau de notre Parti et qu’elle incarne, mieux que quiconque, nos couleurs, mélange d’humanisme, de pragmatisme, de modernité et de volonté indéfectible de transformation sociale d’une société capitaliste de plus en plus folle.

La charge de Jean-François Copé, porte-parole de ce gouvernement de fin de règne, qui qualifie de « supercherie » la candidature de Ségolène Royal est construite sur les reliquats « argumentaires » de notre campagne interne. Ces types n’ont, en plus, aucune imagination. Cette façon de faire de la politique est d’une beaufitude infinie et nous rassure dans le choix collectif que nous avons porté sur une personne qui possède une autre vision de la politique. Oui, la bataille risque d’être rude. Elle nous oppose à la droite viscéralement sur le fond et tout autant sur la forme. Jean-François Copé incarne le beauf dans toute sa splendeur ! Il est inutile de leur servir la soupe.

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