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retenue à la source

Par      • 23 Déc, 2006 • Catégorie(s): Divers  Divers    

Le ministre de l’Economie, Thierry Breton, a déclaré lundi 18 décembre que tout était prêt pour la mise en oeuvre de la retenue de l’impôt à la source à partir de 2009.
Réplique du président du groupe PS à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault : « tout le monde sait que ce n’est pas vrai et (le ministre) est ridicule parce que ce n’est pas sérieux ! »

Le député-maire de Nantes a rappelé que les socialistes sont favorables à la retenue de l’impôt à la source. « C’est compliqué (…), cela ne se décrète pas simplement par une formule. Donc nous le ferons, mais nous prendrons le temps pour le faire pour que cela ne perturbe pas la vie des Français », a-t-il ajouté.

« Thierry Breton a pu laisser penser que les contribuables n’auraient pas à s’acquitter de l’impôt sur le revenu en 2008. Erreur ! Ils paieront en 2008 sur les revenus 2007 et en 2009 sur les revenus 2009 ». Au bout du compte, l’année 2008 resterait vierge de recettes fiscales sans que le rythme des prélèvements fiscaux ne soulage les français.

En revanche, pour ceux qui en ont la possibilité, 2008 sera l’année des cessions sur lesquelles les éventuelles plus values ne seront pas taxées. Si cette brèche supposée reste en l’état, ils seront nombreux à profiter de cet effet d’aubaine.
L’annonce du ministre de l’Economie est critiquée dans les rangs même de la majorité, notamment par les milieux « sarkozystes ». « Il serait totalement inconstitutionnel, même pour des raisons techniques, d’exonérer les contribuables de l’impôt sur les revenus d’une année », a ainsi déclaré le sénateur UMP Alain Lambert, ancien ministre délégué au Budget.

Thierry Breton n’en a pas moins reçu le soutien du MEDEF. Sa présidente, Laurence Parisot, a rappelé que l’organisation patronale n’est « pas du tout opposée à cette méthode ». « Il est important que [la retenue à la source] puisse se faire sans que cela coûte à l’entreprise, mais cela me semble tout à fait possible », a-t-elle ajouté.

Pour autant, reste à régler la principale difficulté : comment traiter le quotient familial qui est une particularité propre à notre système fiscal contrairement à nos voisins européens pour qui l’introduction du prélèvement à la source était techniquement plus facile.
Si demain, avec le quotient familial, cette tâche revient aux employeurs français, alors les salariés verront leur vie mise à nue. Le nombre d’enfants, les cas de divorce, les pensions alimentaires, etc … ne seront plus des données confidentielles.

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Une Réponse »

  1. Arnaud, quand tu bosses dans le privé, ta famille c’est l’entreprise !!! enfin elle aimerait bien
    l’entreprise… mais toi tu ne veux plus, car ces dernières années, l’entreprise n’a pas fait
    beaucoup pour ses employés. Il suffit de regarder le gel des salaires et la perte de pouvoir
    d’achat. Tiens, je suis de mauvaise humeur ce soir…