La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

La théorie du complot !

Par      • 14 Août, 2007 • Catégorie(s): Points de vue  Points de vue    

Victimes en leur temps de cette drôle d’idée, il est toujours surprenant, émanant de l’esprit de francs-maçons, d’entendre parler de complots !

Cette théorie du complot prête aux acteurs économiques, politiques et médiatiques des intentions et une volonté que, très souvent, ils n’ont pas, subissant l’ordre du monde sous des formes et des degrés que nous ne connaissons pas dans les champs où nous agissons. Pour les lecteurs, c’est souvent ce qu’il ressort des articles du Diplo qui décryptent notre actualité. Cette drôle de sensation a été prise en exemple dans Wikipédia.

Ce goût bizarre se constitue de notre incompréhension du monde et, pour le Diplo, de l’incompréhension par le lecteur de l’idéologie et des représentations de leurs auteurs, représentations souvent tranchées et construites, servies par des raisonnements hypothético-déductifs très acérés ! Autrement dit, la montée des insignifiances dans nos existences en finirait par tuer le sens des phénomènes qui en ont. C’est bien parce que nous l’imaginons sans cesse que le complot en finit par être institué et exister. A force de vivre dans un monde que nous subissons, nous en finissons par croire que l’expression d’une volonté et nos praxis échappent au champ de l’imagination créatrice.

Voie Militante Voie Militante

3 Réponses »

  1. « Autrement dit, la montée des insignifiances dans nos existences en finirait par tuer le sens des phénomènes qui en ont. »

    Là, j’ai rien compris ! :-)

  2. A un degré peut-être moins fantasmatique que la théorie du complot, se pourrait-il que ce phénomène ne soit que l’expression de l’individualisation forcenée de la destinée humaine (le grand vent du large, pour d’autres la fin de l’histoire), confrontée au maillage politico-économico- médiatique quasi-achevé de la planète ?
    Par exemple, à l’époque ou le pouvoir de la presse n’était perçu que comme un contre-pouvoir vis-a-vis du politique, il était facile de hiérarchiser les faits et les evénements, ce qui ne remettait en cause que des gens ou des orientations.
    Aujourd’hui, à tort ou à raison, elle est perçue comme l’émanation d’un pouvoir protéiforme, fourguant un imaginaire standart, réexplorant sans cesse un corpus culturel ressassé.
    En ce sens, avaliser la théorie du complot, c’est en quelque sorte se priver de l’avenir.

  3. Sur le premier point, je voulais dire que l’essentiel finit par nous échapper sous la masse des signes qui nous submerge.

    Sur le deuxième point que tu évoques, je crois que la simplification humaine cherchant à tout catégoriser nous pose un problème « essentiel » de compréhension lorsque la réalité se complexifie et que notre matériel intellectuel n’est plus adapté.

    Par exemple, j’ai appris l’économie sur la catégorisation qui en était fait en 1750. Ce réductionnisme nous rassure dans un premier temps. Au contact du réel, le caractère anxiogène de la simplification nous amène à fuire.

    C’est en tout cas mon sentiment.