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Interview de Julien Coupat

Par      • 1 Juin, 2009 • Catégorie(s): Points de vue  Points de vue    
Les mots dune vérité, celle de Julien Coupat !

Les mots d'une vérité, celle de Julien Coupat !

Je vous incite chaudement à lire l’interview de Julien Coupat sur le site du Monde. Elle a le mérite de remettre les choses au clair.

Sur ses ravisseurs (la police française), non sans humour…

« A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu’ils continuent de sévir en toute impunité. »

Sur la co-gestion gauche-droite qui régit la France depuis 1945…

« Nous vivons actuellement, en France, la fin d’une période de gel historique dont l’acte fondateur fut l’accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d' »éviter une guerre civile ». Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L’avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d’avoir pris l’initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant « sans complexe » avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l’Occident, l’Afrique, le travail, l’histoire de France, ou l’identité nationale. »

Sur la gauche de gouvernement, ça gifle !

« Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu’elle n’ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d’entre ses éléments. […]

Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n’a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l’importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c’est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. »

Et puis, sur Besancenot !

« Quant à l’extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l’état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n’a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.« 

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5 Réponses »

  1. Ben dis donc ! T’as trouvé quelqu’un qui tape plus fort que toi !

  2. Et, le pire, c’est que cela sonne terriblement juste !

  3. Pourquoi le pire ? Tant mieux ! T’es négatif parfois… ;+)

  4. Dire autant de conneries avec une telle assurance séduira toujours les imbéciles et les paumés en tout genre. Je ne suis pas anti extrême-gauche, loin de là, mais j’aimerais que l’on m’explique la nécessité de faire le guignol dans les colonnes du monde pour ne rien proposer d’autres que de tout péter à la façon « émeutes de 2005 ». Pour qui se prend-il ? Pour le nouveau Che Guevara ? On est en plein pétage de plomb, il nie être l’auteur du livre, nie être le chef de la bande de tarnac et dans le même temps parle comme un gourou penseur qui s’exprime au nom du peuple, comme un chef populiste autoproclamé… ça relève de la pathologie. Surtout pour sortir de prison planqué dans le coffre d’une bagnole, incapable d’assumer, ou peut-être se prend-il pour le clone de Guy Debord, refusant d’apparaître à l’image… pffff. A l’épate, rien d’autre, uniquement à l’épate, pour bien servir la soupe aux médias. Il ferait bien de relire ce même Debord dans ses « Commentaires sur la société du spectacle »:

    « La construction d’un présent où la mode elle-même, de l’habillement aux chanteurs, s’est immobilisée, qui veut oublier le passé et qui ne donne plus l’impression de croire à un avenir, est obtenue par l’incessant passage circulaire de l’information, revenant à tout instant sur une liste très succincte des mêmes vétilles, annoncées passionnément comme d’importantes nouvelles ; alors que ne passent que rarement, et par brèves saccades, les nouvelles véritablement importantes, sur ce qui change effectivement. Elles concernent toujours la condamnation que ce monde semble avoir prononcée contre son existence, les étapes de son auto-destruction programmée ».

  5. Ce qui m’intéresse dans les mots de Coupat, c’est le regard qu’il porte sur la société française. Et, même si, pour ma part, je suis loin, très loin de partager ses idées, je ne suis pas très loin de partager son regard. Il n’y a pas grand chose à jeter dans ce qu’il dit.

    Mais, après, on fait quoi au juste ? Pas simple !

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