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Environnement : pénurie dans les mers et océans à horizon 2050

Par      • 10 Déc, 2006 • Catégorie(s): Points de vue  Points de vue    

La pression économique et démographique, la course aux profits ne sont pas étrangères au pillage auquel se livre l’homme par rapport à ce que la terre est en capacité de produire. Dans le domaine de la pêche, la technologie destructrice, produit de l’intelligence humaine, le coût encore insuffisamment élevé des carburants, la pollution des eaux côtières du fait d’une pression démographique de plus en plus forte, le réchauffement climatique contribuent à l’appauvrissement des ressources marines. Des zones mortes au niveau de l’océan prolifèrent anormalement et dangereusement !

Boris Worm, biologiste, co-auteur du rapport publié dans la revue Science, annonce la disparition de 29% des espèces de poissons et de crustacés. Parmi ces espèces, il y a bien évidemment le thon rouge qui fait l’objet d’une exploitation sauvage en Méditerranée. Lorsque l’on sait ce que peut amener la biodiversité à l’homme en terme de recherche et de santé médicale, cela fait froid dans le dos ! A ce rythme effréné, les stocks de poissons et de crustacés devraient disparaître en 2048.

Le rapport préconise un moratoire sur les espèces les plus menacées et la mise en place de réserves marines. Ajourd’hui, seul 1% de la surface des océans est protégé. Il faudrait, pour assurer la survie des espèces – et celle de l’humanité qui en est étroitement dépendante -, que cette surface soit passée à 40%. Les enjeux économiques, sociaux et humains sont collossaux !

Notre gouvernement, qui n’est pas à une contradiction près, ménageant ses intérêts électoraux, s’est opposé à la réduction de la pêche en eaux profondes voulue par une grande majorité des pays de l’Union à l’exception de l’Espagne, le Protugal, la Pologne et la Lituanie. Paris se réfugie derrière le flou des observations scientifiques. Cela rappelle étrangement toute la problématique autour du réchauffement climatique.

Source : Futura Sciences

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2 Réponses »

  1. bonjour,
    Je vous invite sur le sujet de la pêche à vous documenter sur les écrits d’Anita Conti, qui vécue quelques temps à Fécamp. Elle a participé à la « grande pêche » en 1952, et a annoncé ce problème de la surpêche dans un ouvrage édité en 1961 intitulé « racleurs d’océans » cela n’est donc pas nouveau.
    salutations
    PS

  2. Bonsoir,

    Même si la problématique est éternelle (je vous rejoins) , la différence avec les années 50-60, c’est que la technique a évoluée considérablement permettant aux chaluts industriels de déployer leurs filets sur plusieurs kilomètres et de pêcher en eaux profondes. La pêche a quitté le caractère artisanal qu’elle pouvait encore avoir par certains aspects. L’autre élément, c’est le nombre d’habitants sur terre et la tension exercée sur les ressources. La conjonction des deux faits est qu’aujourd’hui nous avons dépassé le stade de la menace. La pénurie de poissons et de crustacés est une réalité. Ne croyez-vous pas que nous petits et arrière-petits enfants pourront manger ce que nous avons pu manger dans les mêmes conditions économiques ?

    @bientôt !