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Avoir le goût des autres

Par      • 23 Fév, 2014 • Catégorie(s): Points de vue  Points de vue    

Dans le choix que nous aurons à faire des équipes qui nous seront présentées les 23 et 30 mars, ce n’est pas le projet – quelle qu’en soit son immense qualité – que les électeurs mettront en avant. Ils se détermineront, d’abord, sur la capacité de la tête de liste à les représenter aux côtés du Préfet, du Président du Conseil général, du député et des sénateurs. Au cas où certains ne s’en seraient toujours pas rendus compte, nous ne sommes plus dans les années 50. Et le fait de ne savoir ni parler, ni écrire, d’être dans l’incapacité d’exprimer une pensée structurée, de prendre une décision constitue en soi un handicap insurmontable.

Le business club et le goût des autres

On ne peut pas être maire sans avoir le goût des autres !Les électeurs se prononceront aussi et surtout par rapport à la perception qu’ils ont du temps que sont prêts à investir les candidats d’une liste à leur mandat. La présence de retraités sur une liste est-elle un handicap ? Je pense, pour ma part, qu’il s’agit d’un avantage considérable. Et le fait d’avoir, en face de soi, des gens très mobilisés par leurs petites affaires et leur petite personne n’est pas de nature à provoquer l’enthousiasme débordant des électeurs.

Et puis, il y a la tête des gens, la perception instantanée que nous avons de leur goût de la chose publique. Je me souviens du film « Le goût des autres » d’Agnès Jaoui, dont le personnage principal – Jean-Pierre Bacri – est un chef d’entreprise – Castella – qui tombe amoureux de sa prof d’anglais. Pour la séduire, il va devoir s’ouvrir à des milieux aux antipodes de ce qu’il peut être. Je crois, pour ma part, que les électeurs, à la lecture de l’image que nous leur renvoyons, savent pertinemment si nous avons – ou pas – le goût des autres.

 

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2 Réponses »

  1. Tres bon ce texte et tellement vrai . Amitiés

  2. Je partage le fond de ce texte.
    On constate que les gens n’ont plus « ENVIE » de s’inscrire sur une liste. Pourquoi?
    Il y a 15/20 ans, c’était le contraire :les habitants avaient « envie » de s’occuper de la « chose publique » ou res publica (république).

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