La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Au nom des miens !

Par      • 15 Juil, 2009 • Catégorie(s): Points de vue  Points de vue    
La main gauche de gauche !

La main gauche de gauche !

Oui, j’ai un rêve… Le rêve d’une gauche qui arrête de tuer et de s’auto-détruire, d’une gauche calculatrice qui arrête de se battre pour, ici ou  là, un poste de Président ou de vice-Présidente de machin-truc, pour les ors d’une République de plus en plus bananière… Pour 200, 400, 800, 1200, 2000 euros par mois ? Que dire enfin de cette pollution idéologique qui s’appelle le mimétisme ! De cette gauche, les électeurs n’en veulent plus. Le pire, c’est qu’ils le disent… dans les urnes inlassablement depuis 2002 et on ne les entend toujours pas ! Alors, comment le dire ? Faire de la politique autrement ? Oui, mais comment du fait de partis organisés sur le modèle de la fabrique vieillots et hors sol, en absence totale d’autonomie ?

Nous militants, nous avons soifs d’une gauche de gauche, d’une gauche de combat et non d’une gauche qui s’enorgueillit de ses blasons, de ses coupes, de ses cicatrices, de ses combats à l’image de ces militaires qui arborent des médailles. Une gauche qui arrête de tricher avec elle-même : adhérents bidons, militants serviles, salariés contraints, vassalisés, féodalisés, associations subventionnées, discours de circonstances et de pacotilles qu’on jette à de la piétaille militante…

De tout cela, je ne m’y fais pas. Je ne m’y ferai jamais. La gauche oublie ses valeurs : nous devons réaffirmer l’abjection qui est la nôtre de la professionnalisation de la politique et de la féodalité politique, l’abjection qui est la nôtre des chefs et du présidentialisme, l’abjection qui est la nôtre des bidouilles d’appareil et de la volonté de contrôle… Pas chez nous !!! Ce n’est pas notre culture. Tous ces imbéciles sont en train de tuer la gauche et ils ne le voient même pas !

En disant tout ce que je dis, avec la véhémence qui est la mienne ce soir (j’espère que vous ne m’en voudrez pas tellement ma désespérance est grande), le pire, c’est que je ne vise personne. Le pire… c’est que quelques grosses andouilles vont le prendre pour eux, se croyant désespérément importants alors qu’ils ne sont rien… par essence. Comment dire les choses compte tenu de ce que nous voyons, compte tenu de cette auto-destruction collective ? Reverrais-je la gauche au pouvoir de mon vivant ? J’ai 45 ans et j’en doute chaque jour davantage. Ce n’est pas faute de me battre… contre mes « amis ». Tout simplement désespérant… et nécessaire. Avons-nous encore le choix ?

NB Jacques Godard a signé l’appel Haute-Normandie Ecologie. Et de cela, j’en suis heureux !!! Merci Jacques.

Crédit photos : Skyrock, Monsieur-Biographie, Yanous

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2 Réponses »

  1. @Denis

    Je trouve que tu es quand même bien pessimiste… tout peut aller très vite. Qui pouvait prévoir en 93 que la gauche allait revenir au pouvoir 4 ans plus tard ?

    Sinon, concernant le fond de ton billet : oui, oui, oui et oui… mais a-t-on besoin de le dire encore ? Je pense que ceux qui en ont conscience le savent, et pour les autres… bien ils ne comprendront jamais. Moi j’ai un autre rêve pour l’été : que ce bruit de fond qui consiste à se mettre sur la gueule les uns les autres –et ce n’est pas une spécificité du PS- cesse un peu et qu’on puisse voir si on n’entend pas autre chose. Si effectivement on n’entend rien d’autre qu’un silence assourdissant… alors oui on pourra arrêter de se battre, mais écoutons avant ceux qui ont des choses à dire sur la fiscalité, sur la décroissance… par exemple. Les propositions vraiment de gauche de manquent pas, mais il faut être honnête, on est plus intéressé se savoir qui à dit quoi sur qui, qui va se présenter à quoi que de lire des contributions ou de réfléchir.

    Bref, au travail, et cessons de dépenser de l’énergie qui ne sert pas à faire avancer le vélo <– j’ai remplacé la barque par le vélo car c’est plus d’actualité, ça ne coule pas, et quand on tombe on peut remonter ;-)

  2. @Christophe

    Je ne trouve pas ma conclusion aussi désespérante. Si, seulement, nous pouvions être un peu plus nombreux à le comprendre tout simplement et aussi à dire les choses plutôt que de nous taire dans ce silence mortifère…