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Les chiffres du chômage ou le psychodrame mensuel du gouvernement:

Par      • 27 Août, 2006 • Catégorie(s): Divers  Divers    

Comme le disait Denis, dans 1 « post » du 9 Août, les chiffres du chômage méritent une lecture attentive
La situation actuelle s’embellit elle ? Malheureusement j’en doute.

Comme on le sait, maintenant la diminution du chômage trouve sa principale origine dans la radiation administrative des demandeurs d’emploi. D’ailleurs son corollaire, que constitue la hausse du nombre d’allocataires du RMI, s’est mécaniquement enclenché (environ 1.2 million de personnes concernées).

Une infographie parue sur le site internet du journal le Monde est très claire à ce sujet. Entre novembre 2004 et novembre 2005, les motifs de sorties des statistiques de l’ANPE sont les suivants : 55.7 % pour radiations administratives ou absences au contrôle, 7.5 % arrêt de recherche d’emploi pour maladie ou dispensés de recherche d’emploi (actifs de plus de 55 ans pour qui on ne demande de ne plus faire de démarches du fait de leur âge et de leur faible probabilité de reclassement). 19.7 % de personnes en stage et enfin 26.2% de reprise d’emploi déclarée.

Je me demande toujours pourquoi les journalistes n’insistent pas plus sur cet état de fait. Je ne parle pas de la presse écrite mais des chaînes de télévision qui mentent par omission.

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Une Réponse »

  1. Tout à fait d’accord avec toi. Nos médias sont dans l’information pousse-pousse des agences Afp et Reuters. Le journalisme d’investigation, voire le journalisme technique y compris dans le domaine de la statistique ont disparu de la surface du microcosme médiatique français. La raison… les coûts ! A titre d’exemple, je souhaiterai citer cette émission pathétique animée par le midi sur France Inter Nicolas Stoufflet, Ca vous dérange. Deux invités en studio, d’autres par téléphone choisis selon quels critères ? Mystère et boule de gomme ! L’émergence de ces émissions ne relèvenet hélas pas du hasard, mais bien de la nécessité (Jacques Monod). Ils nous restent tout même le Diplo et le Canard, Politis dans un moindre degré. Ils sauvent l’honneur de la presse et de nos élites « aristo-népoto-médiatiques » qui n’ont d’élites que le nom. A leur décharge, ils sont sans doute à l’image de l’exigence et de la culture de la population (voir nos débats sur le système scolaire).

    Concernant le chômage, il nous faut tout de même pas négliger l’impact du plan Borloo.