La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Le plan B, c’est le plan A

Par      • 15 Juin, 2006 • Catégorie(s): Divers  Divers    

Michel Barnier, cet ancien commissaire européen – cette antichambre de l’OMC – aujourd’hui lèche-bottes de Sarkozy, était l’invité de Pierre Veil sur France Inter. Un vainqueur. Parlant du référendum au projet de traité constitutionnel du 29 mai, Michel Barnier sait ce que les Français pensent : « ils n’ont pas dit non à tout ». On connaissait Albert Simon avec sa grenouille, Elisabeth Tessier pour ses visions électorales, Pablo Rabane pour ses prédictions apocalyptiques, Madame Mirza et sa boule de cristal. Maintenant, il faudra aussi compter sur Michel Barnier dans ce club si particulier des gens du voyage intellectuel. Il est ailleurs. C’est clair.

Mais, le plus inquiétant de son propos, c’est qu’il a clairement évoqué le vote des parlementaires pour sortir de la crise en reprenant certaines parties du Traité. Quel démocrate ce Michel Barnier ? Bernard Guetta, dans un éclair de lucidité, a reconnu que ce n’était pas les votes français et néerlandais qui avaient amener la crise. Mais bien la crise qui a amené les Nons français et néerlandais.

Quand est-ce que nous voudrons bien comprendre que ce sont les conditions de l’élargissement et le traité de Nice qui ont amené la crise ? Il fallait réformer les institutions européennes avant d’élargir. Or c’est exactement le contraire qui s’est passé. Giscard, Barnier, Lamy, Mendelson, que de grands visionnaires !

NB Le traité de Nice a été ratifié par voie parlementaire en 2001, sous le gouvernement Jospin.

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