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Tour de France et dopage : l’économie gangrène le sport !

Par      • 29 Juil, 2007 • Catégorie(s): Événements  Événements   Economie et social  Economie et social    

Tout de même, Patrice Clerc, directeur de la société organisatrice du tour Aso a du toupet. A mi-mots et par un tour de passe-passe invraisemblable, il transfère dans une opération de communication – dont seuls les grands professionnels – ont le secret la responsabilité des incidents qui ont marqué le tour de France à l’Uci et au premier de ses dirigeants, Pat Mc Quaid.

Dopage dans le cyclisme

Je voudrais dire à Patrice Clerc que, si l’Uci est sans doute co-responsable, le coupable est bien la société Aso et ses « partenaires ». Ce qui gangrène le cyclisme et le sport en général, ce sont toutes ces entreprises qui, au travers de leur sponsoring direct et indirect, déversent des millions d’euros et de dollars pour pouvoir vendre leurs objets et leurs services. Tout cet argent pourrait avoir une bien meilleure utilisation collective. La valeur symbolique et imaginaire du Tour de France et du sport aurait-elle une valeur d’usage aussi élevée ? A-t-elle d’ailleurs une valeur ? Si oui, quelle est sa valeur ?

Je ne crois pas souhaitable que l’organisation du Tour de France doive continuer à être réalisée par des marchands. Leur place, leur rôle doivent être redéfinis. C’est aux fédérations et à l’Uci – en ayant pris soins de les découpler du monde de l’argent au préalable – qu’incombe cette mission et non à la société Amaury dont le seul objectif est de tirer de cet événement le plus grand profit.

Alors évidemment, l’intervention du député Mrc, Christian Hutin, en dehors de son côté rafraîchissant et – disons le – quelque peu opportuniste, ne doit pas nous faire oublier que le politique a déserté le sport en le déléguant au monde économique depuis des lustres. Il en va du sort du sport comme de celui des citoyens de ce monde. Il est temps de refaire de la politique et de dénoncer l’entreprise totalisante – voire totalitaire – de l’économie sur nos vies.

Autres éclairages : Tous dopés et Christophe Bassons sur Rue89, Epo for Ever, BravePatrie chez BetaPolitique

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4 Réponses »

  1. C’est encore un peu plus compliqué que cela…

    Comme je vous l’ai dit Denis, j’ai des liens un peu… « particuliers » avec un coureur qui a beaucoup souffert des histoires de dopage.

    Si ASO n’a aucune leçon à donner, l’UCI non plus.

    Pat McQuaid est à la solde des américains et a manigancé pour avoir son poste.
    A chaque fois qu’il dit que le fait qu’un coureur soit encore sur le circuit « n’est pas une bonne chose », que le fait qu’un coureur gagne telle course ce « n’est pas une bonne chose »… comme par hasard, une affaire sort sur ce coureur au moment opportun, il est écarté du circuit et cela bénéficie à un américain ou à une équipe américaine.

    Il y a l’enjeu économique, mais aussi l’enjeu politique.
    Le mois de juillet est très prisé, si le Tour de France n’a pas lieu une année, on peut le retirer du circuit.
    Le but non avoué de McQuaid, mais déjà bien dessiné, c’est de se réapproprier le mois de juillet pour faire une grande course aux Etats-Unis ou en Chine…

    Et puis il n’y a pas que le fric qui pollue le sport et pousse au dopage, il y a énormément de dopage dans l’altérophilie où il n’y a pas d’enjeu économique, mais juste l’envie de gagner à tout prix.

    C’est une affaire bien compliquée et qui nous dépasse !

  2. Croire qu’elle nous dépasse lui confère une tonalité quelque peu irrationnelle. Je ne crois pas que les choses soient aussi compliquées.

    Sur le dopage, on pourrait aussi parler rugby, football et tennis.

  3. Il n’y a rien d’irrationnel, c’est juste que nous n’avons pas toutes les informations et que les enjeux ne sont pas que sportifs, mais économiques et politiques, et à un niveau très élevé…

    Rugby oui, surtout dans l’hémisphère sud ; foot, oh oui et depuis longtemps, Fuentes a aussi travaillé avec des footeux ; tennis bien sûr, le calendrier est si long ; mais aussi l’athlétisme, la natation, le triathlon, le biathlon etc… partout, même au tir à la carabine avec les bêta-bloquants !
    Déjà à la création des Jeux Olympiques avec le vin résiné !

    C’est un très vieux problème, il faut un travail de fond sur ce sujet et à tous les niveaux !

  4. Je suis d’accord. C’est un très vieux problème. Il concerne tous les sport et il faut un véritable travail de fond pour disuader les sportifs de se doper.