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Chômage technique à Sandouville

Par      • 3 Sep, 2006 • Catégorie(s): Divers  Divers    

Depuis le début de l’année, la situation du secteur automobile s’est fortement dégradé. Dans notre région, le site de Sandouville cumule 46 journées de chômage partiel. La production, tous modèles confondus, est passée de 1500 en 2002-2003 à 800 véhicules jour.

Source : France 3

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Une Réponse »

  1. Les effets perverts de la mondialisation, ou « Quand la chine s’éveillera »
    Extrait du moniteur du BTP

    Après l’Afrique, l’offensive du BTP chinois sur l’Europe
    Depuis quelques années, la Chine – dont les besoins en énergie sont de plus en plus importants – joue la carte de l’aide au développement pour s’assurer des points d’appui à travers l’Afrique. Mais depuis peu, les constructeurs chinois commencent à gagner de gros marchés en Europe de l’Est.

    Barrages, logements, infrastructures routières… en Afrique, les groupes du BTP remportent marchés sur marchés.
    Ainsi, dernièrement, dans le cadre de la coopération entre la Guinée équatoriale et Pékin, une quinzaine d’entreprises chinoises vont construire quelque 10.000 logements sociaux et 2.000 km de route dans le pays.
    Pour les spécialistes, ce n’est pas une surprise. Deux compagnies chinoises construisent déjà des routes sur la partie continentale, la plus vaste et plus peuplée du pays, tandis qu’une autre réalise à Malabo, sur l’île de Bioko, le futur siège de la Radio-télévision nationale (RTVGE).

    Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait indiqué en octobre 2005, à son retour d’un voyage à Pékin, que la Chine serait désormais « le principal partenaire du développement de la Guinée équatoriale », troisième producteur de brut subsaharien derrière le Nigeria et l’Angola. Il avait également implicitement ouvert aux Chinois les portes de l’exploitation pétrolière en Guinée équatoriale, jusqu’ici aux mains quasi-exclusivement d’entreprises américaines, affirmant avoir « offert au gouvernement chinois la possibilité de pouvoir exploiter certaines de nos ressources naturelles ».

    Le cas de la Guinée équatoriale est loin d’être une exception. Les Chinois s’intéressent aussi au Congo, au Soudan, à l’Angola, au Nigeria mais aussi à la Libye, au Tchad, au Gabon et à d’autres pays producteurs plus petits.
    Ce phénomène est aussi valable pour le Magreb, qui, comme l’Afrique Noire, a été un marché privilégié pour les entreprises françaises de BTP. Ainsi, le numéro un du BTP chinois, la China state construction and engineering corporation, multiplie les contrats avec Alger. Sa recette : offrir des prix défiant tout concurrence en utilisant une main d’œuvre venue d’Asie.

    En Europe, la China state construction and engineering corporation a gagné un marché particulièrement symbolique. L’été dernier, le groupe public chinois a décroché un contrat de 58 millions de dollars pour la future Tour de la Fédération à Moscou, appelée à devenir la plus haute tour d’Europe. Il fournira la structure de béton armé pour la plus haute tour du projet (340 mètres de hauteur), qui prévoit la construction de deux tours reliées par une flèche centrale de 420 m.

    Les promoteurs chinois ne sont pas en reste. Cinq entreprises publiques de Shanghai se sont associées pour construire d’un vaste complexe sur 208 hectares capable d’héberger 35.000 personnes dans région de Saint-Pétersbourg. Le projet, baptisé « la Perle de la Baltique », serait le plus important investissement immobilier du géant asiatique en Russie avec un montant de 1,3 milliard de dollars.
    Enfin, la semaine dernière, le groupe Tian Yu a signé avec la municipalité de Szczecin,en Pologne, une lettre d’intention sur la construction d’un ensemble d’habitations, de loisirs et d’une marina, projet d’une valeur allant de 0,5 à 1 milliard d’euros. Tian Yu – une filiale du chinois Holding Min Hoong Development CO qui a déjà réalisé deux projets en Pologne d’une valeur de 20 millions de dollars – prévoit d’y construire 13.000 logements sur 50 hectares. Le projet devrait durer 10 ans… le temps de s’implanter durablement dans le pays.