La voix militante de citoyens d'ici et d'ailleurs

Lire Cornélius Castoriadis

Par      • 20 Août, 2007 • Catégorie(s): Philosophie  Philosophie    

Cornélius CastoriadisMa rencontre livresque que j’entretiens depuis 1 an avec Cornélius Castoriadis, penseur de l’imaginaire social-historique et de l’imaginaire radical, m’a permis de mieux comprendre les processus du fonctionnement de nos sociétés.

Sa critique « radicale » du marxisme et du capitalisme, à L’imaginaire partagé, nous donne des clés de compréhension majeures sur ce que nous sommes.

Je suis tombé sur le texte de l’hommage qu’a rendu Pierre Vidal-Naquet lors de la cérémonie funéraire du philosophe. Vous pouvez aussi mieux appréhender sa philosophie Au travers des textes et autres interviews qui parsèment le site de l’association Castoriadis.

Je vous recommande la lecture de trois ouvrages :

  • l’institution imaginaire de la société écrit en 1975, très rugueux à partir du chapitre II-5
  • la montée de l’insignifiance – que je n’ai pas encore lu – écrit en 1996, ayant fait l’objet d’une interview de Daniel Mermet et d’un article du Diplo
  • une société à la dérive, compilation d’entretiens et débats, très accessible aux éditions Seuil, collection La couleur des idées

Vous pouvez consulter sa biographie complète.

Voie Militante Voie Militante

Tags : , , , ,

3 Réponses »

  1. Je « l’attendais » ce billet, je le voyais venir !
    Chacun ses obsessions, vous Castoriadis, moi le rugby !
    Sans plaisanter, c’est quelqu’un d’intéressant.
    Et puis lire c’est bon pour la mémoire !
    Les français ont besoin de lecture pour se désintoxiquer le cerveau !

  2. Castoriadis, bien sûr! Un des grands penseurs de notre époque. On n’oubliera pas le rôle du groupe du camarade Corneille (c’était son pseudonyme quand il était trotskyste) qui est devenu « Socialisme ou barbarie », quelques militants, quelques centaines d’abonnés et un rôle politique considérable. On a republié au fil des années les textes de Castoriadis dans « S ou B » et c’est passionnant (chez 10/18, il y en a plusieurs recueils).

    Si Castoriadis nous est précieux encore aujourd’hui, c’est d’abord par son intelligence philosophique remarquable. Ses leçons à l’EHESS sont publiées par le Seuil et son introduction au « Politique » de Platon est un petit chef-d’oeuvre. Mais Castoriadis est aussi celui qui a dénoncé la « montée de l’insignifiance » et s’est toujours maintenu sur la ligne d’une rupture radicale avec le capitalisme. A faire lire à tous les socialistes qui auraient une indigestion de bouillie social-démocrate et autres « ordres justes ».

    Amicalement

    Denis COLLIN

  3. Je salue ta présence parmi nous et, malgré nos différences de « stratégie politique », nous avons au moins en commun l’admiration de ce grand penseur.

    Je te rejoins à 200% sur la notion de bouillie social-démocrate qui n’est d’ailleurs pas du fait de Ségolène Royal qui m’a toujours semblé très éloignée de cette branche idéologique du Ps. En revanche, je crois que la notion de démocratie participative peut avoir de quoi nous « enchanter » et permettre d’aller sur la voie de l’autonomie du politique vis à vis de l’économie totalisante et… totalitaire.

    Pour l’ordre juste, ça n’a jamais eu aucune autre signification que celle d’un oxymore attrape-mouches et ramasse-miettes. Les conseillers en machine à laver qui ont accompagné Ségolène Royal auraient mieux fait de lire Castoriadis ou Baudrillard (?). Peut-être les ont-ils lu, cherchant à trouver la voie royale vers la victoire électorale ! Furent attrapés ceux qui croyaient prendre.

Laisser une Réponse

*