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Parfum fétide des années 30… seconde partie

Par      • 27 Mar, 2014 • Catégorie(s): Histoire  Histoire    

Comme expliqué dans le précédent article qui date de  bientôt deux ans, il est passionnant de constater avec quelle constance nos politiques refont la même erreur que celle qui prévalait dans les années 30.

La rigueur budgétaire

Au début des années 30, l’Allemagne avec Heinrich Brüning, la France avec le fâcheux Pierre Laval, les USA avec Herbert Clark Hoover menèrent simultanément une politique de rigueur déflationniste, avec le résultat que l’on sait.

 6 ans après, la France en 1935 ne se remet toujours pas de la crise de 1929.

Le 16 juillet 1935 à Paris, homme de gauche jusqu’en 1926, Pierre Laval promulgue 29 décrets-lois. Comme mesures principales, il préconise une réduction générale de 10% de toutes les dépenses publiques et du salaires des fonctionnaires.

Avec cette «déflation interne», le président du Conseil espère relancer l’activité et les échanges sans avoir à dévaluer la monnaie accrochée à l’étalon Or.

Il s’ensuit une baisse de la production industrielle de l’ordre de 30% et plus de 500.000 chômeurs secourus. Cette politique laissera le pays plus pauvre et plus désemparé qu’avant.

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1935, encore démocrate mais plus socialiste depuis 10 ans

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Un “honnête homme”

Un début de redressement viendra quand la gauche arrivera au pouvoir avec Léon Blum et le Front Populaire qui se résoudra enfin à dévaluer le franc et relancer l’industrie.

Mais des ressources perdues pendant l’ère Laval manqueront pour le réarmement malgré les énormes efforts que fera le Front Populaire à ce moment-là.

La défaite de 1940 vint principalement de la trahison des élites trop souvent promptes à trahir le peuple comme l’a écrit Marc Bloch dans l’étrange défaite. Souvenons nous aussi de 1870… et de ces étranges francophobie et germanophilie de nos “élites” quand tout va mal.

6 ans après, la France en 2014 ne se remet pas de la crise de 2008

En 2013 à Paris, un « socialiste » jusqu’à son élection devenu libéral par la suite, François Hollande, tente d’imposer des lois ayant pour but une réduction les dépenses publiques et bientôt du salaires des fonctionnaires.

Avec cette «déflation interne», le Président de la République espère relancer l’activité et les échanges sans avoir à dévaluer la monnaie accrochée à l’Euro-Mark.

Il s’ensuivra une continuation de la baisse de production industrielle et une augmentation du chômage. Cette politique laissera le pays plus pauvre et plus désemparé qu’avant.

En février, c’est d’ailleurs 1000 chômeurs catégorie A de plus par jour calendaire !

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A-t-il seulement été de gauche dans sa vie, ce néo-libéral?

Signe des temps, l’Allemagne est de nouveau le modèle de nos « élites ».

Pour couronner le tout, nous sommes désormais face une hystérisation anti-russe croissante en Europe centrale. Sont-ils tous devenus fous, s’interroge Jacques Attali dans un excellent article sur son blog ?

Si, dans les années 30, les Européens pouvaient dire qu’ils ne savaient pas, rejouer la même partition est le signe de la débâcle intellectuelle et morale de nos gouvernants, complètement inconscients des vraies forces qui tiraillent l’histoire.

Sources :

 

 

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