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Baraka, de Ron Fricke : une ode au sacré !

Par      • 12 Août, 2012 • Catégorie(s): Cinéma  Cinéma    

C’est en lisant le blog de Frédéric Béziès que j’ai été amené à regarder Baraka, le film de Ron Fricke, réalisé en 1992. Le cinéaste vient, d’ailleurs, de tourner une suite, Samsara, 20 ans après

Que dire de Baraka ?

Baraka est un documentaire original à plusieurs titres. Le film est une composition photographique. Sans être muet, il est sans parole.

Baraka traite du rapport de l’homme aux éléments sous l’angle du sacré, de l’acharnement que nous mettons à détruire. Le cinéaste n’hésite pas à induire des parallèles dérangeants entre l’explosion démographique liée à l’exode rural moderne, les bidonvilles, le travail à la chaîne, le triste sort que nous réservons à l’animal et les images de la Shoah et du génocide Khmer. Les images de Ron Fricke dérangent. Elles nous posent la question du sacré, de la nature de la vie, de la nécessaire harmonie entre l’homme et son environnement.

En regardant ces images, je me suis remémoré la destruction des Bouddhas de Bâmiyân en 2001. J’ai pensé aussi à celle – toute récente – des mausolées de Tambouctou, perpétrée par des incultes et décérébrés.

La filmographie de Ron Fricke

  • 1985 : Chronos
  • 1986 : Sacred Site
  • 1992 : Baraka
  • 2012 : Samsara

Il a aussi été directeur de la photographie sur différents films.

  • 1982 : Koyaanisqatsi, de Godfrey Reggio
  • 1982 : Atomic Artist, de Glen Silbert
  • 1989 : Song Lines, de Godfrey Reggio
  • 1995 : The Living Sea

Baraka (1992)

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2 Réponses »

  1. Je n’ai pas encore vu ce documentaire mais le commentaire ci-dessus indiquant la « nécessaire harmonie entre l’homme et son environnement » appelle à un débat de fond.
    Ce commentaire rejoint la phrase que je viens de lire dans Normandie Dimanche du 12 août : »Entre la protection des espèces protégées et celle de l’activité de l’homme,faut il choisir? ». L’hebdomadaire veut faire un débat de cette question.De débat, point n’est besoin. Hormis le fait que la question est formulée dans un mauvais français, la réponse est toute simple; c’est effectivement l’harmonie entre l’homme et l’environnement qu’il faut mettre en place.On peut privilégier les maisons en bois mais il faut prendre soin de ne pas détruire les forêts; on peut défendre les biocarburants mais il faut veiller à ne pas transformer les sols en « pompe à carburant » sans le scrupule de l’épuiser rapidement.
    Je constate qu’on parle bien trop souvent du seul environnement.; force est de constater qu’il n’y a là qu’une partie de l’écologie. Pour faire simple, on environne quelque chose ou plutôt quelqu’un. Ce quelqu’un est l’être humain, « centre de l’environnement ». On peut penser qu’un syndicalisme fort, par exemple favorise notre « protection ».
    Après l’ abandon des thèses de l’écologie par Les Verts puis EELV, un débat s’est effectivement ouvert; débat dont le thème est : « comment un parti politique peut il réaliser l’harmonie entre l’homme et l’environnement? » Espérons qu’un jour, ce débat commence et aboutisse à la création d’un parti écologiste solidement implanté dans la société et gouvernant notre pays. Seul les écologistes peuvent ramener le plein emploi en initiant la transformation radicale de notre pays : nouveau réseau de communication fondé sur les transports fluviaux et ferroviaires, nouvelle économie fondée sur les énergies renouvelables.

  2. Ton excellent commentaire vaudrait, je crois, un article à lui seul. Je te rappelle que tu as les codes pour écrire dans Voie Militante. Tu peux en user, voire en abuser ! ;+)