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La rupture nécessaire avec l’ancien monde

Par      • 27 Fév, 2009 • Catégorie(s): Elections  Elections    

La logique de rassemblement qui va, d’Eva Joly à José Bové, en passant par Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot et Antoine Waëchter, est unique dans l’histoire récente de la politique française. Elle est nécessitée par le sentiment et la situation d’urgence créée par la crise financière. Cette crise n’est que la conséquence d’une crise économique qui est liée à une ressource alimentaire, énergétique et minière de plus en plus rare, compte tenu de la pression démographique et des modes de production peu soucieux d’économiser la ressource. Alors que les inégalités se sont creusées depuis 1980, la seule réponse a été la fuite en avant par le recours massif au crédit afin de maintenir un haut niveau de consommation et la paix sociale dans les pays du Nord.

Friedman, économiste de lancien monde

Friedman, économiste de l'ancien monde

En 2007, Nicolas Sarkozy s’est fait élire sur la thème de la « rupture ». Sa rupture faite de réponses construites au XIXe siècle provoque une rupture sociale sans précédent dans notre pays. Le modèle social-démocrate construit dans les années d’après-guerre est en train de voler en éclat. Avec Sarkozy, nous avons droit à des écoles sans instituteur, des hôpitaux sans médecin, des postes sans postiers. Relevant d’une vision ancienne, rien dans sa politique n’est en mesure d’endiguer la catastrophe industrielle qui s’abat sur la France et sur le département de l’Eure tout particulièrement. Comment ne pas penser aux salariés de Glaxo notamment ? La réponse à la question sociale passe avant tout par des réponses aux questions environnementales et énergétiques. La crise exige une rupture d’une toute autre nature. Rupture avec l’ère du tout marchand, avec la logique de l’hyper-consommation et son corollaire, le gaspillage des ressources dont nous avons bien compris qu’elles n’étaient pas infinies lorsque le litre de carburant a atteint 1.5 euros dans la période récente.

Quelles qu’aient pu être nos positions respectives sur le projet de Traité Constitutionnel Européen, l’Europe est là. Et, sur les questions liées à l’environnement, elle doit être un modèle. En relocalisant nos activités, en favorisant les circuits courts au sein de l’Union européenne, en privilégiant les énergies renouvelables et la mise en œuvre d’une agriculture paysanne auto-suffisante et soucieuse de l’environnement, en reconstruisant un service public fort, en faisant le choix de la bonne bouffe et d’une politique de santé préventive, Europe Écologie propose aujourd’hui une vraie rupture à l’ordre néo-libéral !

L’écologie est la seule politique de civilisation possible. Au travers des 20 propositions qui composent le Green Deal, Europe Ecologie vous soumet un pacte écologique et solidaire européen soucieux de trouver de nouvelles réponses. L’heure n’est plus à se poser la question de la nature des plans de relance… s’il faut agir sur l’offre au travers de l’investissement ou s’il faut agir sur la demande en favorisant la consommation. C’est dans l’urgence qu’il nous faut réviser en profondeur nos politiques de transport. C’est dans l’urgence qu’il faut proposer un grand programme d’isolation des bâtiments publics et des logements individuels. C’est dans l’urgence encore que nous devons sortir du tout fossile et du tout nucléaire. Europe Ecologie propose une Europe volontariste. Volontariste sur la question de l’emploi par la création de millions d’emplois verts. Volontariste quant à l’exigence démocratique en définissant de nouvelles règles de gouvernance européennes. Les règles issues des traités de Maastricht, Nice et Lisbonne sont, par la crise, très largement obsolètes. Interdite de s’endetter, par ses traités l’Union Européenne au travers de la Bce doit pouvoir émettre des obligations afin de financer les contre-mesures que nous proposons face à la crise.

Nos professeurs d’économie – nos tontons Marx, Ricardo, Keynes ou Friedman – nous ont enseigné le vieux monde en nous disant que l’économie expliquait tout. Le grand rassemblement que constitue Europe Écologie, avec la mise en œuvre du Green Deal, entend revoir le primat de l’économie sur l’homme et la nature. A l’heure où le Japon subit un recul de son PIB de 12%, faisons collectivement le choix d’une politique qui tient compte du fait qu’une croissance infinie est incompatible avec un monde fini.

Crédit photos : New York Times, Section Jean Zay, BibliObs

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3 Réponses »

  1. « une croissance infinie est incompatible avec un monde fini » -> ça commence à se voir de plus en plus dans le métro parisien…et je crois que beaucoup de gens le lise en y réfléchissant réellement…

  2. tres interssant comme information merci beaucoup !

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