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Internet plus rapide en Roumanie qu’en France

Par      • 27 Mai, 2012 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

La France, bonne dernière du peloton européen en termes de débit Internet !Eurostat avait en 2011 publié une étude relative au taux d’accès des ménages à Internet dans les 27 pays européens. De 2006 à 2011, le nombre des foyers connectés est passé en France de 41 à 76%. Dans la même période, la Roumanie voyait son taux d’accès passer de 14 à 47%.

La France, pays de la croisière en péniche !

Pour ceux d’entre vous qui auraient encore des doutes sur le processus de tiers-mondisation de l’économie française, sachez que la France est au 45e rang mondial en termes de débit Internet. Le débit de connexion moyen dans notre pays est de 3.7 Mbits/s en France, là où il est de 6.4 Mbits/s en Roumanie ! Le temps de téléchargement moyen d’un fichier de 1 Go met en France près de 39 minutes, là où il ne mettra que 22 minutes en Roumanie, 17 minutes aux Pays-Bas ! Nous payons là le résultat des privatisations imbéciles dans le domaine des télécommunications.

En bonne dernière de la classe européenne, la France réclame désormais, à corps et à cris, par la voix de ses nouveaux dirigeants à la tête d’une grande majorité de collectivités territoriales, la mise en œuvre d’europrojets pour que l’Europe finance la carence d’infrastructures dans notre pays. Comment voulez-vous que les autres pays européens acceptent d’engager des fonds structurels pour un pays dont la puissance économique est, sur le papier, supérieure à la leur ? Ces europrojets, s’ils voient le jour, ne feront que renforcer la position des pays qui, aujourd’hui, sont déjà devant la France en matière d’infrastructure Internet.

Je fais partie de ces gens qui, inlassablement, réclament depuis 2009 un plan fibre pour notre pays. Nous avons déjà perdu 3 ans. Il est temps de faire ce que les autres ne feront jamais à notre place !!!

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9 Réponses »

  1. La technologie LTE (radio) est une technologie qu’il faut aussi envisager.
    Bien sur d’abord dans les zones non densément peuplées et aussi pour les besoins de la mobilité.
    Ailleurs il faudra aussi considérer ses coûts intéressants qui concurrenceront probablement la FTTH. (Fibre jusqu’à la maison)

  2. La fibre est l’évolution de l’accès numérique qui doit remplacer dans les 15 ans la vieille prise téléphonique.
    Avec de plus en plus d’appareils connectés, et aussi des services de plus en plus gourmands en bande passante, le LTE n’est pas l’alternative à l’ADSL. Il sera un complément indispensable pour toutes les applications nomades, et pourra être une passerelle temporaire pour les zones de faible densité.
    Le plan fibre engagé par le gouvernement est une réponse. Le plan est ambitieux, il est estimé à 25 milliards, en coûtera 30, Mais le plan n’est pas financé.

    Je m’embête pas je fais un copier coller d’un morceau de commentaire que j’avais fait chez fait sur le bloc notes de Franck Martin :

    « je suis tout à fait pour l’installation de la fibre optique.
    Non seulement d’accord pour la moitié de la population, j’abonde dans le sens partout, et pour tous.
    La fibre optique est moderne, efficace, tant au niveau performances qu’énergétiquement. Insensible au perturbations magnétiques, climatique, aux températures, il est le réseau idéal, mettant les populations sensibles à l’abri des aléas climatiques, des surcharges du réseau, et il offre une durabilité impressionnante. Et surtout, il va permettre d’offrir de nouveaux services, de nouveaux débouchés pour les entreprises, et permettre le télétravail sans réserves techniques, à l’heure où le carburant pèse lourdement sur les budgets des ménages. Je ne parle même pas des nouveaux débouchés en terme de travail et d’équilibre familial dans ces cas.
    Donc oui pour la fibre.

    La question est : doit-elle être confinée aux zones à forte densité de population ?

    Pour ça, il faut se pencher sur le financement.
    Qui va payer, qui va bénéficier ? Qui paie, logiquement : L’Europe, l’État, les collectivités locales. Exit les fournisseurs d’accès, ils sont là pour fournir un service, pas pour améliorer les infrastructures publiques.
    Sauf en cas de négociation sur de nouveaux marchés. C’est le cas de la LTE, long term evolution, ou 4G pour l’instant.
    Les licences sont accordées, et leur prix négocié selon la couverture imposée. Le Conseil d’Etat estime que la couverture de la population doit être un critère de sélection à part entière, pas une obligation minimale.
    Pour la fibre, on connait le prix à la louche, cela coûtera 25 milliards d’euros.
    Les caisses de l’État sont à sec, à ma connaissance, on ne connaît pas le niveau d’investissement ds l’Europe, ce sont donc les collectivités locales qui devront mettre la main au porte-monnaie.
    Le sénateur Hervé Maurey, estime qu’il faudrait environ 700 millions d’euros par an pour couvrir 98 % du territoire en fibre.
    L’objectif affiché de l’État est la couverture de 75% en 2020 et la couverture totale en 2025.
    Est-ce que ces objectifs sont également valables pour le 276 ?

    Des solutions de financement existent :
    Les opérateurs paient à France Télécom un accès à la boucle locale, au tarif régulé de 9 euros. Sur ce tarif, le bénéfice est illégal. Or FT fait des bénéfices l’accès à la boucle locale. L’idée serait donc d’utiliser le dépassement du coût de l’accès à la boucle locale pour investir dans le réseau en fibre optique.
    Cela permettrait de dégager une contribution d’environ 750 millions par an, voire beaucoup plus, et donc d’équiper les zones peu denses. Les zones peu denses ne sont pas seulement dans les bourgs en périphérie des grandes villes, mais aussi des zones peu denses en ville.

    Le gouvernement actuel n’est pas favorable à l’utilisation des bénéfices non légitimes de FT pour construire le réseau. Mais puisqu’on peut s’attendre à un changement de gouvernement, avec un nouveau gouvernement qui prône le changement, on peut espérer qu’il y aura aussi un changement sur les objectifs concernant l’infrastructure numérique du pays ?
    Commencer un plan signifie qu’on peut s’attendre à commencer par les zones denses, mais de définir dès le départ l’objectif de couverture. 100% (allez : 98%).

    Les autres moyens de financement seraient soit des taxes sur les abonnements et services numériques, internet et téléphonie, c’est le consommateur qui paie.
    http://www.zdnet.fr/actualites/financement-de-la-fibre-optique-l-augmentation-des-abonnements-internet-et-mobile-se-precise-39754944.htm
    Soit un investissement public par le biais des collectivités locales, c’est le contribuable qui paie. Et là on peut s’attendre à ce que tous les habitants et entreprises étant contribuables, tous les habitants et entreprises doivent être couverts.
    Si l’on s’oriente vers des partenariats public/privé, c’est le consommateur qui sera durablement payeur.

    Dans un scénario où l’objectif de couverture n’est plus 100%, mais la moitié la mieux desservie déjà, il faut proposer des alternatives. La politique qui sera déterminée devrait prévoir de ne pas laisser les zones à faible densité dans le gris, et donc de prévoir une couverture par d’autres moyens dans le très haut débit ?

    Qu’est-ce qui est prévu dans les schémas actuels au niveau local ? Quels sont les objectifs publics de couverture d’ici 2020 et 2025 ? Des technologies alternatives pour atteindre le très haut débit sur tout le territoire sont-elles-envisagée dans les plans ? »

    Apparemment non, la vision de l’accès numérique des ECPI diffère quelque peu du plan de l’ex-gouvernement. On privilégie les zones d’activité au détriment des zones de population. c’est pourtant là qu’est le marché, là qu’il se développera.

    Il y a du changement semble-t-il au gouvernement, attendons de voir quelles seront les conséquences tirées par ce nouveau gouvernement. Certains ECPI font le choix du FTTH pour tous, cela semble être le cas de Val-de-Reuil, déjà équipé de data)centers impressionnants, Altitude Telecom, filiale d’Illiade,, Orange, EDF et BNP. La ville sera numérique.
    Ce sera le cas de Bernay.

    Reste tout le reste. Mais on en est au défrichement.

  3. @nono

    Il faut associer à la fibre un service universel sur le très haut-débit. Faute de quoi nous resterons désespérément derrière les Roumains !

  4. Oui Denis, mais j’ai l’impression qu’on n’en prend pas la voie.

  5. @nono

    Total accord !

  6. Moi qui croyait qu’on en était resté à 10 % en France!!!

    Et puis, au delà de tout cela, quelles sont les études qui montrent comment les Français utilisent le net. Source d’information ? source de plaisir ? lieu de vie sociale virtuelle ?

    Quels effets ont la fréquentation du Web dans nos comportement ? Combien de temps passons-nous en moyenne derrière un écran et sur internet ?

    Est-ce une bonne ou un zone dangereuse ? L’info, la vraie elle se trouve où en fait ? Vrai ou non, l’info sur le net est sans émotion humaine. Ce sont des mots, des phrases, parfois des vidéos, mais en définitive, quel est le flux corporel d’échange que nous avons ? Vous savez, ce que l’on ressent lorsqu’on discute pour de vrai avec quelqu’un.

    Alors, si toi Denis, tu attends plus de réactivité et plus de technologie à la pointe, moi j’attends de savoir ce que sociologiquement internet provoque dans nos foyer et nos civilisations.

    Merci de m’orienter dans des études ou des analyses pertinentes.

  7. J’y répondrais prochainement par un billet.

  8. #Internet plus rapide en Roumanie qu’en France/ http://t.co/oTifn9wa

  9. Peut-être que c’est pour ça que plusieurs investisseurs français veulent investir en Roumanie. Le marché de l’internet est de plus en plus développé en Roumanie.

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