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La Grèce au bord de l’insurrection !

Par      • 15 jan, 2012 • Catégorie(s): Europe  Europe    
Une fois n’est pas coutume j’ai décidé de reprendre un post sur l’excellent blog   d’Olivier Berruyer. Un témoignage à la fois saisissant et glaçant sur la situation Grecque !
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La transcription en dessous vient aussi du blog. Le son du clip est de mauvaise qualité.
Olivier Berruyer
Lucas Papademos A noter dans Bloomberg, début 2012, les premiers pas prometteurs dans l’humour noir de l’ancien Goldman Sachs qu’est le premier ministre Grec Papadémos ! Il a en effet déclaré que les grecs doivent faire des sacrifices en acceptant très rapidement des baisses de salaires. Au fait, qu’en est-il de son propre salaire ?
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Cet article indique aussi que malgré ces deux années de sacrifices (baisses de salaires et hausses d’impôts), les estimations du FMI donnent un déficit de 9% en 2011 contre 10.6% en 2010 !!!… Ou comment vider la mer avec une petite cuillère !

 

Quelques actualités liées à la Grèce.

La vidéo de Dimitri :


Au bord de l’insurrection – Témoignage de Dimitri sur la situation grecque


 

« Bonsoir, je m’appelle Dimitri ….. Mon nom de famille est d’origine grecque parce que mes parents sont grecs. J’habite en France et je vais régulièrement en Grèce.

Ce soir, pour moi, c’est un peu dur de parler de la Grèce parce que j’ai vécu ça comme un tsunami et les grecs ont vécu ça comme un tsunami. Lorsqu’on est en France, on ne peut même pas se rendre compte de ce qu’il se passe là-bas.                                                                                                                           

Il y a encore 6 mois, on peut presque dire que la situation était tenable ; On aurait pu avoir des assemblées  citoyennes, en Grèce, avec des gens, un peu comme vous et moi, assis là pour discuter sur comment on allait s’en sortir.

Depuis 3 mois, ce n’est plus du tout le même pays. Les gens, (et je compare ça à un problème climatique), ont reçu un tsunami à la figure, depuis quelques semaines. Pourquoi ? Je ne vais pas vous faire de l’économie, je ne suis pas économiste. Je vais vous parler de concret, de ce qu’il se passe.

Il y a une grosse dette, c’est vrai, il y a des problèmes de corruption au niveau des hommes politiques, il y a un problème politique. On pourra en parler, si vous voulez après. Il y a surtout un problème social aujourd’hui. C’est quoi le quotidien des grecs aujourd’hui ?

C’est déjà les salaires de tout le monde, divisé par 2. L’échelle indicielle par exemple de la fonction publique a été au 1er novembre refaite. Du jour au lendemain. Sans concertation syndicale du tout, ca a été autoritaire. Le salaire le plus haut de la fonction publique grecque était de 2.700 euros.  Du jour au lendemain, ce haut fonctionnaire de la fonction publique grecque qui gagné 2.700 euros, il est passé à 1.600 euros.  Et le plus bas salaire de la fonction publique est passé à 450 euros.

Les mieux payés se sont les MAT. Les MAT, ce sont les policiers qu’on voit (vous savez avec les casques – les membres des forces anti-émeute).  Ils touchent 650 euros pour faire ce travail.

Ca a  touché les gens du jour au lendemain.

Qu’est ce qu’il se passe d’autres ?

30% des commerçants ont fermé. Lorsque vous circulez à Athènes entre le mois de juillet et aujourd’hui, vous avez plus de magasins, sur des rues entières. Dans des grandes villes comme Thessalonique et Patras, les gens, du jour au lendemain, ont fermé boutique.

Plus de possibilité d’acheter. Le commerçant, n’a plus la possibilité d’acheter, car il n’a plus d’argent. Les banques ne fournissent plus un seul euro. Les banques ne servent aujourd’hui qu’à retirer leur argent. Les gens retirent leur argent.

Il y a une totale désinformation en France de ce qu’il se passe en Grèce. Aujourd’hui, en Grèce, encore la semaine dernière (j’avais des échos),  il y a des queues interminables devant la banque de Grèce,  au 2eme sous sol, les gens transforment leur argent en or, l’équivalent du Napoléon là-bas. Les banques sont en train de se vider. Il n’y a plus d’argent en espèce.

Evidemment, le taux de chômage est en train d’exploser. Il est officiellement autour de 17%, un petit peu moins. Les projections sont au-delà de 18-19 pour l’année suivante. C’est largement plus, on en est certains, car les statistiques valent, ce qu’elles valent, c’est toujours pareil !

La situation est catastrophique, catastrophique. Dans les bateaux, où les gens sont généralement les mieux payés, les salaires ne sont plus versés. Un tiers de l’équipage est payé. Pourquoi, un tiers. Parce que tous les mois, il y a un tiers de l’équipage qui est payé.

Ceux qui ont de l’argent, ce sont les armateurs, en Grèce, mais ils utilisent actuellement la situation économique pour ne plus payer.

Le pire, est  à venir.  Parce que le pire, c’est la sécurité sociale. Il n’y a plus de sécu. Les caisses ne peuvent plus payer et ne peuvent plus rembourser. Les pharmaciens ne peuvent plus avoir de médicaments parce que les firmes étrangères, notamment françaises ne veulent plus vendre de médicaments, car ils veulent du cash, et les pharmaciens ne peuvent plus faire des avances. Donc il n’y a plus de médicaments.

Les hôpitaux n’ont plus suffisamment d’argent pour payer, donc il y a de moins en moins de médicaments.

C’est incroyable ce que je vais vous dire, mais c’est la réalité :

La directrice du centre de contamination, la semaine dernière, a poussé un cri d’alarme. Il y a d’abord, une recrudescence de la séropositivité d’abord parce qu’il y a beaucoup de prostitution qui se crée, forcément.

Et surtout ce qui est impensable, c’est ahurissant, mais ce n’est pas « on m’a dit que », c’est la directrice du centre qui dit qu’il y a de plus en plus de jeunes gens qui viennent, qui sont séropositifs,  qui ont fait exprès de devenir séropositifs car la seule allocation en Grèce qui n’a pas été réduite et celle qui sert pour le séropositif et qui est de 650 euros. Les gens préfèrent ça, plutôt que de ne rien avoir, c’est affolant de dire ça ! En Grèce, il n’y a pas de RMI, il n’y a pas de RSA, donc les gens s’il n’y a plus de salaires, ils n’ont plus rien.

6% de la population d’Athènes a quitté la ville, en l’espace de 6 mois. 4 millions de personnes habitent à Athènes. Vous ne pouvez pas vous imaginer la situation qu’il peut y avoir. C’est impensable. Ca du jour au lendemain.

Sans compter ce qu’annonce régulièrement le gouvernement sur les ponctions à tous les niveaux …tous les jours… A un moment donné, on se demande, mais où vont-ils chercher ça. La Troïka, (qui regroupe les créanciers de la Grèce : Fonds monétaire internationalUnion européenne et Banque centrale européenne) veut absolument des résultats. Le gouvernement n’en peut absolument plus, le gouvernement en Grèce ne dirige plus rien. Vous imaginez, par exemple, il y a une taxe qui a été instaurée sur le bâti, car il fallait absolument faire rentrer de l’argent d’ici la fin de l’année, Elle a été souscrite sur le paiement de l’abonnement de l’électricité. Vous avez des gens aujourd’hui qui vivent sous des « algeco », car ils ont subi des tremblements de terre en Grèce (qui touchent à peu près 300 – 400 euros de retraite de personnes âgées), ils sont obligés de payer cette taxe, là, ce mois-ci. Ils ne peuvent pas le faire.

La situation est misérable. D’ailleurs, les Grecs le disent, on approche les difficultés des années 40. Il faut savoir que la Grèce dans les années 40, a souffert de la famine. L’Angleterre a fourni de la nourriture pour les grecs. Après la guerre civile, ca a été terrible. Et ben, c’est dans cette situation que se trouve la Grèce aujourd’hui.

Je pourrais vous en sortir une litanie de choses incroyables. Sur les voitures par exemple. Comme à un moment donné, il a fallu dire que tout le monde paye des impôts, (parce qu’en Grèce, on ne payait pas d’impôt si on avait des revenus de 5.000 euros par mois), le gouvernement a décidé qu’on allait plus taxer sur le revenu, mais sur les biens personnels. Alors, les gens qui n’avaient pas de maison, on leur a dit « vous avez une voiture, votre voiture vaut 3.000 euros, donc vous allez devoir payer ». Les gens ont donc fait la démarche d’aller dans les préfectures, c’est la procédure, pour informer qu’ils ne voulaient plus de leur voiture car ils ne pouvaient pas payer les taxes.

Je peux vous en raconter des tonnes, vous ne croirez même pas ce que je vous dis et ça c’est la situation aujourd’hui.

Et je ne sais pas comment ça va devenir, car aujourd’hui, les gens n’en peuvent plus. Les gens, qui hier étaient les ouvriers qui touchaient 900 ou 1000 euros, se retrouvent aujourd’hui avec 300 euros. Des familles entières n’ont plus d’argent, il n’y a plus d’argent dans les banques, et nous avons une situation politique qui est catastrophique. Voilà ! Il n’y a aucune alternative possible. Ca a été le bi-partisme, pendant des décennies, ça a été la corruption pendant des décennies, et maintenant, il n’y a pas d’alternative politique. Voilà, la seule alternative politique aujourd’hui, c’est la rue, c’est je ne sais pas quoi, je ne sais pas ce que peut être l’avenir. Personne, ne peut être en mesure de le dire aujourd’hui. La Grèce attendait impatiemment ses milliards pour tenir jusqu’au 15 décembre. Là, elle va les obtenir, ça va reporter, allez, jusqu’au mois de janvier et puis au mois de Février, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Moi, je suis extrêmement pessimiste. Je ne sais pas du tout comment va être l’issue, je suis incapable de vous le dire.

Le gouvernement ne tient plus rien, parce que la police ne tient rien du tout. Vous savez, le gouvernement, la veille d’annoncer le référendum, le premier ministre a liquidé, a mis dehors tous les généraux et l’état major de toutes les armées. Parce que ces officiers (c’est en tout cas, ce qui est écrit en Grèce) ont dit qu’ils ne participeraient à aucune activité en dehors de leurs casernes.

Parce que, ce qu’il s’est passé le 28 octobre en Grèce, ça a été le début d’un soulèvement.  Il faut savoir, que le 28 octobre, en Grèce, c’est la fête nationale, les gens sont dans la rue ; ça n’a pas la même valeur que le 14 juillet en France où c’est l’armée qui défile. En Grèce, ce sont les gens qui défilent, ce sont les associations, les écoles… Et à ce moment là, dans toutes les villes, dans tous les villages (j’y étais moi, dans une ville de 120.000 habitants), les gens ont demandé à tous les hommes politiques, à tous les institutionnels de quitter les estrades. Le président de la république a été obligé de quitter sous les huées à Thessalonique l’estrade en pleurs. Et là, on était à deux doigts de l’insurrection.

C’est pour ça que le 1er ministre a demandé à l’armée pour savoir quelle était sa position, et l’armée

a dit : « nous ne bougerons pas ». Il a donc limogé tout l’état major. Sa seule solution a été de dire : « on va au référendum ».

Ca,  c’est l’Europe ! Et je vous assure qu’il y a un an, ce n’était pas comme ça. Il y avait encore, une espèce de perspective économique. La, il n’y a rien ; c’est le chaosCe qui est écœurant, c’est qu’il y a plein de gens qui continuent à s’enrichir, car il y a quand même une classe dirigeante qui continuent à s’enrichir,  et il y a de l’argent, il n’y a pas que les armateurs, il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup d’argent en Grèce et qui sortent leur argent et qui les mettent en Suisse.

Mais les gens, et quand je dis les gens, ce ne sont pas que les ouvriers, ça touche tout le monde,

vous avez dans la rue des médecins, vous avez dans la rue des pharmaciens, vous avez des gens qui, il y a encore 8 mois vivaient dans l’opulence. Aujourd’hui tout le monde, se retrouve à sec. Voilà. Et  vous avez régulièrement, tous les 2 mois, la Troïka qui réclame en Grèce de nouvelles mesures.

Moi, ce que j’espère, c’est une chose : qu’il n’arrive pas ça en France ! Parce que pour l’instant, on se dit tous, un peu « Oh, il y a les élections, super, grâce à l’un, grâce à l’autre, on va réussir… » On ne s’en sortira pas comme ça ! Je vous assure franchement, en Grèce, ils ont voté en 2009, en majorité pour le PA.SO.K, parce que le PA.SO.K avait un programme bien à gauche, et après c’était fini. Le programme avait disparu, ce n’était plus du tout ça.

Vraiment j’espère vraiment qu’il n’arrivera pas ça en France, parce que je ne sais pas comment ça peut finir dans un pays comme la France.

En Grèce il y a encore des valeurs familiales. Les gens s’entraident. Je ne vois pas ça en France. Je connais les 2 pays, on n’est pas du tout dans le même état d’esprit.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui rentrent dans les iles. Ils vont vivre avec 3 olives, du fromage… En tout cas les générations, qui ont été habituées à ça, comme mes parents qui ont vécu la souffrance, ils s’habitueront malheureusement à revivre ce qu’ils ont vécu dans les années 60, mais les jeunes, ils partent, ils veulent partir. Ils veulent aller où ? En Australie, c’est bien beau, mais tout le monde ne va pas aller en Australie.

Voilà, la situation est vraiment tragique. Je vous dis ça, comme ça, c’est vrai, je casse un peu l’ambiance, mais je n’allais pas vous dire que tout va bien, qu’il y a des solutions. Moi, je n’ai pas de solution et j’aimerai bien qu’on en apporte. Moi, la seule chose que j’espère, c’est vrai que je suis un militant, j’espère qu’il y aura une alternative en France et c’est ça qu’il faut surtout penser. Il faut préparer l’alternative parce que ce qu’il a manqué à la Grèce, c’est l’alternative, parce qu’aujourd’hui, si l’extrême droite est au pouvoir, c’est parce qu’il n’y a pas d’alternative à gauche. Il y a un parti communiste puissant certes, mais qui a été un parti communiste stalinien qui prône la sortie de l’Europe, la sortie de l’Euro, dans des conditions extrêmement difficiles. Il y a eu la guerre civile qui a opposé des communistes à un autre parti de la Grèce après la guerre, les Grecs ne veulent pas revivre ça. Donc, ils ne vont pas se tourner en masse vers ce parti communiste bien qu’il soit autour de 9 à 10% et que le PA.SO.K est à 13%. Le rapport de force est donc extraordinaire ! Vous avez une extrême droite qui est au pouvoir, alors que dans les années de dictature, les mêmes se retrouvaient au pouvoir ! Bref, une situation politique explosive. Se retourner vers la droite, je ne vois pas comment, parce que c’est la droite, aussi qui les a mis dans cette situation. Bref, je ne sais pas quelle peut être l’alternative.

Moi, j’ai vraiment peur d’une guerre civile. Parce que vous savez, les gens, ils vont dans les rues, au cours des manifestations et ils cassent tout ce qu’ils peuvent casser. J’ai vu des choses à Athènes à la fois extraordinaires et terribles. J’ai vu dans les rues de la Plaka, pour ceux qui connaissent, des petites rues, avec des tavernes, des gens prendre toutes les chaises et de colère, les bruler. Et quand je dis des gens, ce ne sont pas des gens cagoulés, ce sont des gens comme vous et moi, qui la veille étaient peut être dans leur canapé. Et je revois, le propriétaire, un monsieur âgé, sortant en disant aux jeunes,

  • « mais ne brûlez pas tout ça » et les jeunes le regardaient et lui répondaient :
  • « si je brûle les chaises, c’est à cause de toi »,
  • « mais pourquoi ? »
  • « parce que toi et mon père, vous m’avez mis dans cette situation, moi, je n’ai plus rien à perdre ».

Voilà, où on en est. Le grand père, dire :

  • « Oui, tu as raison, mon enfant, oui, tu as raison, c’est à cause de nous ».

Et ça quand vous le vivez sur place, ça vous prend là, dans les tripes. C’est votre pays, qui est en train d’exploser. Ce même pays, où il y a encore 2 ans, les gens vivaient, entre guillemets « bien », insouciants.

Et surtout dernière chose que je voulais vous dire, car on me l’a dit des millions de fois à Athènes, Arrêtez de dire, que les Grecs ne travaillent pas. Les gens là bas, travaillent, des gens qui ont 80 ans continuent encore à travailler parce qu’il n’y a pas de retraite. Les gens ont deux, trois boulots et s’ils ont 2 ou 3 boulots, ce n’est pas pour devenir Crésus, c’est parce qu’avec un seul boulot, on ne s’en sort pas. Dans la fonction publique, si on travaille le soir, c’est parce qu’avec 700 euros, vous ne faites rien. Parce que la vie en Grèce, elle est aussi chère, voire plus chère qu’en France. Voilà. »

« Pour la dette, je pense qu’il faut réveiller les peuples. On a parlé de la dette seulement,  il y a quelques années. Avant, personne n’était capable de dire exactement qu’elle était la valeur de la dette en France.  En Grèce, n’en parlons pas. C’est pourquoi, je dis qu’il faut se réveiller. Car en Grèce par exemple, on dit, « mais qu’est ce que c’est que cette dette ? » « D’où, elle sort ? », « Qu’est ce qu’on a fait avec ? ». Et c’est là que c’est intéressant… D’aller fouiller.

Parce que quand on va commencer à fouiller (il faut dire que les informations, on ne les a vraiment pas facilement) et qu’on va commencer à gratter, on s’aperçoit que cette dette, elle fait des allers-retours, c’est-à-dire que (en Grèce, c’est l’exemple, parce je connais bien  mais je suppose qu’en France, c’est un peu pareil), il y a certains pays qui ont prêté de l’argent à la Grèce, quand ils sont rentrés dans la zone Euros en disant, « vous avez une monnaie sure, alors prenez de l’argent, endettez-vous, il va falloir construire des ports, il va falloir construire des autoroutes, il va falloir faire des aéroports, il va falloir construire des armements, il va falloir être le 1er pays européens dont le pourcentage du budget de la défense par rapport au PIB soit le plus important ». Pour se défendre contre la Turquie, vous imaginez. Mais la Grèce s’est endettée de manière exponentielle depuis 2002 pour des choses qui aujourd’hui, ne servent à rien. Des ports, des aéroports, des marinas, des autoroutes que personnes n’utilisent, parce qu’il n’y a plus de voitures, on ne peut plus rouler avec parce qu’il n’y a plus d’essence…. Des jeux olympiques, qui devaient soit disant… !

Tout ça, c’est le contrôle de la dette, et le contrôle de la dette, c’est le contrôle citoyen sur ce que font le gouvernement et les élus. Et aujourd’hui, en France, on a abandonné ce contrôle citoyen. Ce contrôle citoyen, on le délègue à des parlementaires, ou à des cours des comptes, mais on l’a laissé à l’abandon. Cet argent-là, il n’est pas fait pour nourrir ou servir, il est là pour nous. C’est notre argent ! On doit reprendre ça en main, il faut qu’on se réveille ! En Grèce, on a été endormi, mais ici, il faut qu’on se réveille. Il faut qu’on sorte, il faut qu’on sonne les cloches. Il faut que les Français se réveillent, car s’ils ne se réveillent pas, je peux vous l’assurez, comme c’est arrivé en Grèce, si on ne se réveille pas, demain matin, ce sera trop tard. On sera dans le mur. Et je vous assure, que ces élections vont nous endormir, profondément, parce que on le connaît le coucou médiatique, classique, habituel…Et on va dans le mur !

Je vous assure, j’avais le même discours, il y a quelques mois

Venez, prenez un billet, allez à Athènes une journée, vous comprendrez, vous serez réveillé, je vous assure et tous ces gens qui tchatchent à longueur de journée sur les antennes, ils n’ont jamais mis les pieds en Grèce aujourd’hui et sont des grands donneurs de leçon sur l’économie, sur ce qu’il faut faire… Ce n’est pas ça qu’il faut faire, il faut se réveiller ! »

Credits pĥotos : greekcrisisnow,  Olivier Berruyer : Blog les crises .  Lucas Papadémos : Wikipedia

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