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En 2012, la solution, c’est Mélenchon ?

Par      • 11 Juil, 2011 • Catégorie(s): Humour  Humour    

Depuis l’affaire DSK, je le sens bien, chez moi, rien ne va plus ! Nicolas Hulot s’est pris une pâtée et Ségolène nous propose la sortie du nucléaire dans 40 ans, vous savez, le jour où les poules auront des dents. D’ici là, une de nos centrales nucléaires aura eu le temps de se fukushimiser ? Vous me direz dans 40 ans, nous serons tous morts ou presque.

Et puis, Martine, ça va pas fort non plus ! Son annonce de candidature fut le bide total. D’ailleurs, il paraît que la primaire socialiste serait le 9 octobre. Ça laissera aux candidats un peu plus d’un mois pour nous expliquer qu’ils sont les plus beaux, les plus forts et les plus intelligents leur projet pour la France. Et puis, ce soutien putride à ce grand socialiste que fut jadis le directeur du FMI…

Alors, du coup, en pleine pétole politique personnelle, j’ai voulu savoir où j’en étais. J’ai fait ce test imbécile, il y a 5 minutes, dont Arnaud vient de nous faire la retape. Je le suspecte d’ailleurs d’en avoir fait exprès. ;+)

Résultat des courses : pour moi, c’est Mélenchon ! L’honneur est sauf : ça aurait pu être André Chassaigne. Rendez-vous compte : un communiste !!! On dit toujours qu’un homme en vieillissant ressemblerait de plus en plus à son père. J’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est que mon père vote Front de Gauche depuis des années. Sans se concerter, nous avions tous les deux voté NPA en 2002. Jospin n’était pas socialiste.

Je sens qu’en 2012, ce n’est ni Martine, ni François, ni Ségolène, ni Eva qui vont m’empêcher de refaire une connerie. Pour tout dire, je les trouve, en ce moment, tous aussi insignifiants les uns que les autres. Alors, Mélenchon, pourquoi pas ? Mal barré, je vous dis… Mal barré. Je ne pensais pas tomber si bas. Gageons que, dans un éclair de lucidité, je finisse en 2012 par voter blanc ou qu’ils se remettent enfin à faire de la politique. Mais, là, j’ai un doute.

En 2012, la solution, c'est Mélenchon ?

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13 Réponses »

  1. Eh bien pour le nucléaire , on repassera avec Mélenchon et les communistes. ce sont les plus nucléocrates. Je ne sais pas si vous le saviez…

    Un ségoliniste déterminé, non partisan du PS

  2. @Bernard29

    Mon billet était classé à la rubrique « Humour ». Sur le fond, quelle est la différence entre Ségolène et un communiste sur le nucléaire sachant que, dans 40 ans, au rythme auquel on le consomme, nous aurons en grande partie épuisé nos réserves en uranium ? Mélenchon, quant à lui, s’est très clairement prononcé sur la sortie du nucléaire.

    @Fred

    Je n’ai pris aucune décision. J’attends toujours que les socialistes et les écolos se remettent à faire de la politique plutôt que de l’électoralisme de bas étage.

  3. heureuse surprise vu qu’avec Hulot tu me donnais des boutons, pas qu’à moi semble-t-il à elv aussi.
    mais faut pas se fier à ce test imbécile, je me retrouve avec poutou (npa) alors qu’eux aussi me donnent des boutons mais pour des raisons inverses.

  4. @Annie

    J’ai voté Nicolas Hulot au 2e tour de la primaire écolo. J’ai expliqué en quoi cette candidature était intéressante pour la gauche. Quant à Eva Joly, c’est , de mon point de vue, une double catastrophe : pour l’écologie politique qu’elle est, de mon point de vue, dans l’incapacité totale d’incarner et pour le PS qui va se faire grignoter des voix au 1er tour. Hulot avait l’avantage de ces inconvénients et il pouvait mordre sur le centre droit. Du coup, Corinne Lepage pourrait bien y aller.

  5. Je suis communiste et anti-nucléaire.

    … Non, je ne me suis pas trompé de parti.
    … Non, je ne suis pas le seul militant coco à avoir ce positionnement.

    Je suis content de voir que le PCF, influencé par le PG (et à moindre portée par les EELV) avance sur la question de la sortie du nucléaire.

    Au risque de vous décevoir, Je suis certain que le Front de Gauche arrivera plus rapidement à rendre crédible une politique énergétique soucieuse de l’environnement, puisque, contrairement au vert et aux socio-démocrates, c’est la seule formation politique à ne pas vouloir laisser le secteur énergétique au main du marché, donc, entre autre, d’Areva et de tous les acteurs qui ont tracé les grandes lignes de la politique nucléaire française.

    Reprendre l’économie en main, c’est la seule manière de mettre en place des choix politiques sociaux et environnementaux.

    Maintenant, vous pouvez toujours voir chez les rouges le productivisme à outrance… Vous ne serez ni les premiers, ni les dernier à regarder le monde avec le révérenciel du siècle dernier.

  6. @yohooo

    Je suis d’accord. Ça bouge chez vous et c’est tant mieux.

    Fukushima, Tchernobyl, Three Mile Island ou Fort Calhoun ne sont pas survenus par hasard. Là où j’ai un désaccord avec vous, c’est que ces catastrophes sont liées avant tout à la nature même du nucléaire. Elles ne sont pas le fait exclusif du marché.

  7. @Denis

    Bien qu’elles ne sont pas le fait exclusif du marché. Mais pour en sortir, il faut s’extraire du marché.
    Car le Nucléaire, en France, c’est rentable. Et Areva et consort ne pensent qu’en terme de rentabilité.

  8. @yohooo

    Le nucléaire n’est pas une activité rentable à l’échelle de l’humanité et des générations futures. C’est sur ce point, je crois, qu’il faut combattre les partisans du nucléaire.

  9. Finalement, ton billet et les commentaires sont très sérieux ! ;——————————————-))

  10. @des pas perdus

    Comme toujours, sur Voie Militante ! ;+)

  11. @Denis

    Non seulement il nous faut, comme tu le dis, convaincre (et nous sommes en passe d’y arriver), mais il faut aussi se donner les moyens (donc faire en sorte que la gestion de la politique énergétique soit dans les mains des citoyens).

    Tu écris « rentable à l’échelle de l’humanité et des générations futures » : Des milliers de citoyens comprennent ce que l’actionnaire d’Areva ou d’EDF ne peut concevoir : sa rentabilité n’est pas celle de l’humanité ou du futur, mais celle du porte monnaie et de l’immédiateté.

    Tant qu’on leur laisse le contrôle de la gestion de l’énergie, ils géreront les infrastructures déjà en place sans vouloir les révolutionner. Et en plus, ils presseront leur salariés comme des citron ( ça donne quoi un technicien de centrale nucléaire surmené ? ).

    Pour se donner les moyens de sortir du nucléaire, il nous faut nous approprier les centrales.

    Tu vois, je n’oppose pas la pédagogie et la réappropriation économique de la même manière que je n’oppose pas le rejet du marché (conception socialiste) au rejet du nucléaire (conception écologiste). Il nous faut les 2 concepts pour nous en sortir.

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